Le prédicateur Muwaffaq ad-Dîn (1), Abou ‘Abd Allâh ‘Oumar ibn Yûsuf ibn Yahyâ ibn ‘Oumar ibn Kâmil al-Maqdisî, prédicateur de Bayt al-Âbâr, exerça la suppléance à Damas (2) pour le prédicateur Jamâl (3) ad-Dîn ad-Dawla‘î lorsque celui-ci partit en mission diplomatique auprès de Khwârazm Shâh, jusqu’à son retour.
Le maître du hadith [brillant], Taqî ad-Dîn (4) Abou Tâhir Ismâ‘îl ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-Muhsin ibn al-Anmâtî, étudia la science du hadith, voyagea et en retranscrivit (5). Il avait une belle écriture et maîtrisait parfaitement les sciences du hadith, qu’il connaissait par cœur. Le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn as-Salâh faisait son éloge et le louait. Il possédait des ouvrages (6) dans la partie occidentale de la Kallâsa, maison qui appartenait à al-Malik al-Muhsin (7) ibn Salâh ad-Dîn. Par la suite, on retira ces livres à Ibn al-Anmâtî pour les remettre au shaykh ‘Abd as-Samad ad-Dukâlî (8). Ils demeurèrent ensuite entre les mains de ses proches. Il mourut à Damas, fut enterré dans le cimetière soufi, et la prière funéraire fut accomplie à la mosquée par le shaykh Muwaffaq ad-Dîn, à Bâb an-Naṣr par le shaykh Fakhr ad-Dîn ibn ‘Asâkir (9), et au cimetière par le Qâdî al-qudât Jamâl ad-Dîn (10) al-Miṣrî – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Abou l-Ghayth Shu‘ayb ibn Abî Tâhir ibn Kulayb (11) ibn Muqbil, l’aveugle, jurisconsulte shâfi‘ite, résida à Bagdad jusqu’à sa mort [là-bas]. Il possédait de nombreuses vertus et rédigea diverses épîtres. Parmi ses vers, on cite :
« Si vous êtes, pour les gens, dignes de gouvernance, alors administrez les nobles par la générosité et la largesse.
Traitez les gens vils par l’humiliation pour qu’ils s’amendent, car l’humiliation est ce qui convient à l’être vil. »