Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils ne la conquirent (1) qu’en l’an quatre-vingt-dix sous le règne de Sulaymân ibn ‘Abd al-Malik, mais ceux-ci la prirent en un temps très court (2). Ils pillèrent ce qu’elle contenait, massacrèrent tous ses habitants, réduisirent certains en esclavage, mirent le feu, puis quittèrent les lieux en direction de Rayy. En chemin, ils trouvèrent la mère de Khwârazm Shâh, escortée d’immenses richesses qu’ils s’emparèrent, comportant toutes sortes de biens rares et précieux, tels que des joyaux inédits et autres merveilles. Ils atteignirent ensuite Rayy, y pénétrèrent à un moment où ses habitants n’étaient pas sur leurs gardes, les tuèrent, firent des captifs et emmenèrent des prisonniers (3). Après quoi, ils se rendirent à Hamadhân qu’ils dominèrent, puis à Zandjân (4), où ils massacrèrent et capturèrent. Ils se dirigèrent ensuite vers Qazwîn, la pillèrent et tuèrent près de quarante mille personnes parmi ses habitants. Puis ils prirent la route de l’Azerbaïdjan, dont le souverain, Uzbak (5) ibn al-Bahlawân, conclut la paix avec eux contre une somme d’argent qu’il leur remit (6), étant trop absorbé par ses beuveries, ses exactions et sa poursuite effrénée de plaisirs pour se défendre. Ils le laissèrent et poursuivirent leur marche vers Mûqân (7), où dix mille combattants géorgiens leur livrèrent bataille sans parvenir à tenir une fraction de seconde devant eux, car les Géorgiens furent aussitôt mis en déroute et les Tatars en massacrèrent un grand nombre. Ils se dirigèrent ensuite vers Tiflîs, la plus grande ville de Géorgie, où, cette fois, les Géorgiens, rassemblés et prêts au combat,

(8) se ruèrent sur eux de toutes leurs forces et avec leurs armes, mais les Tatars les écrasèrent de nouveau (9) dans une seconde confrontation, leur infligeant une défaite encore plus cuisante et abominable.

C’est ici qu’Ibn al-Athîr (10) déclara : « Il est survenu à ces Tatars un événement tel que l’on n’en a jamais entendu parler, ni dans les temps anciens ni dans les temps récents : une troupe qui sort des confins de la Chine et, en moins d’une (11) année, parvient jusqu’aux limites de la région d’Arménie, franchissant l’Irak par le côté de Hamadhân. Par Dieu (12), je ne doute pas que ceux qui viendront après nous, quand les temps se seront écoulés et qu’ils verront ce récit consigné, le nieront et le tiendront pour invraisemblable – et ils auront en cela leur raison. Mais s’ils jugent cela improbable, qu’ils considèrent que nous l’avons rapporté (13) nous-mêmes et tous ceux qui ont recueilli ce qui s’est passé. »

(1) A : ils ne l'ont pas ouvert ; B : ils ne l'ont pas inauguré. (2) A : l'ouverture est dans « aisir » ; B : « l'ouverture » et dans « aisir ». (3) A : ils les tuèrent, pillèrent, capturèrent et firent prisonniers ; B : ils les tuèrent, pillèrent et capturèrent. (4) Abhar et Zanjân sont deux villes souvent mentionnées ensemble sur la route à l'ouest de Qazvin. Zanjân se trouve à environ cinquante milles à l'ouest d'Abhar, sur la rivière Zanjân et sur la route d'Azerbaïdjan (cf. Maʿajim al-Buldān, 3/152, et Bilādān al-Khilāfa, pp. 256-257). (5) Sa traduction sera donnée ultérieurement. (6) B : ils transportèrent. (7) Yâqūt dit : Mūqān est une province comprenant plusieurs villages et prairies occupés par les Turkmènes ; elle est en Azerbaïdjan et le voyageur qui se rend d'Ardabīl à Tabriz traverse les montagnes qui la composent (Maʿajim al-Buldān, 5/225). (8) Ṭ : ils arrivèrent. (9) A, B : une seconde fois. (10) Ibn al-ʿAthīr (9/336). (11) A, B : il n'en dépasse pas une année. (12) A : Par Allah. (13) A, B : Quand il l'a asservie, qu'il observe que nous l'avons tracée.
يفتحوها (١) إِلا في سنة تسعين من أيام سليمان بن عبد الملك، ففتحها هؤلاء في أيسر (٢) مدة. ونهبوا ما فيها وقتلوا أهاليها كلهم وسبوا وأحرقوا، ثم ترحلوا عنها نحو الري فوجدوا في الطريق أمَّ خوارزم شاه ومعها أموال عظيمة جدًّا، فأخذوها وفيها كل غريب ونفيس مما لم يشاهد مثله من الجواهر وغيرها، ثم قصدوا الري فدخلوها على حين غفلة من أهلها فقتلوهم وسبوا وأسروا (٣) ، ثم ساروا إِلى همذان فملكوها ثم إِلى زنجان (٤) فقتلوا وسبوا، ثم قصدوا قزوين فنهبوها وقتلوا من أهلها نحوًا من أربعين ألفًا، ثم تيمموا بلاد أذربيجان فصالحهم ملكها أوزبك (٥) بن البهلوان على مال حمله (٦) إِليهم لشغله بما هو فيه من السكر وارتكاب السيئات والانهماك على الشهوات، فتركوه وساروا إِلى موقان (٧) فقاتلهم الكرج في عشرة آلاف مقاتل فلم يقفوا بين أيديهم طرفة عين حتى انهزمت الكرج [وقتلت التتار منهم خلقًا كثيرًا ثم قصدوا تفليس وهي أكبر مدن الكرج فاجتمعت عند ذلك الكرج وأقبلوا] (٨) إِليهم بحدّهم وحديدهم، فكسرتهم التتار وقعه (٩) ثانية أقبح هزيمة وأشنعها. وها هنا قال ابن الأثير (١٠) : ولقد جرى لهؤلاء التتر ما لم يُسمع بمثله من قديم الزمان وحديثه: طائفة تخرج من حدود الصين لا تنقضي عليهم (١١) سنة حتى يصل بعضهم إِلى حدود بلاد إِرْمينية من هذه الناحية ويجاوزون العراق من ناحية همذان وتاللّه (١٢) لا أشك أَنَّ مَنْ يجيءُ بعدنا إِذا بَعُدَ العهدُ ويرى هذه الحادثة مسطورة يُنْكرها ويستبعدها، والحقُّ بيده، فمتى استبعد ذلك فلينظر أننا سطرنا (١٣) نحن وكل مَنْ جمعَ
(١) أ: لم يفتحوها، وب: لم يفتتحوا. (٢) أ: ففتحها هو في أيسر، وب: ففتحها وفي أيسر. (٣) أ: فقتلوهم ونهبوهم وسبوهم وأسروهم، وب: فقتلوهم ونهبوهم وسبوهم. (٤) أبهر وزنجان مدينتان يقترن ذكرهما في الغالب على الطريق غرب قزوين. وزنجان على نحو خمسين ميلًا إِلى غربي أبهر على نهر زنجان وعلى طريق أذربيجان معجم البلدان (٣/ ١٥٢) وبلدان الخلافة (٢٥٦ - ٢٥٧). (٥) سترد ترجمته. (٦) ب: حملوا. (٧) قال ياقوت: موقان: ولاية فيها قرى ومروج كثيرة تحتلها التركمان، وهي بأذربيجان يمرّ القاصد من أردبيل إِلى تبريز في الجبال. معجم البلدان (٥/ ٢٢٥). (٨) ط: فأقبلوا. (٩) أ، ب: مرة ثانية. (١٠) ابن الأثير (٩/ ٣٣٦). (١١) أ، ب: لا يخرج عنه سنة. (١٢) أ: واللّه. (١٣) أ، ب: فمتى استعبدها فلينظر أنا سطرناها.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies