Il écouta de nombreux maîtres et voyagea, puis mourut à Bagdad cette année-là. Parmi la finesse de sa poésie, on cite ce qu’il a dit au sujet de l’éventail (1) :
[Du mètre Al-Wâfir]
« Un éventail qui allège tout souci…
pour trois mois dont on ne saurait se passer :
juin, juillet et août…
puis, en septembre, Dieu nous en dispense. »
C’est également cette année-là que mourut Ibn al-Dawâmî (2), le poète. Ibn al-Sâ‘î (3) a rapporté de lui un recueil conséquent de poèmes.
Ibn al-Razzâz (4) et Abû [Manṣûr] Sa‘îd [Muḥammad ibn Sa‘îd ibn Muḥammad ibn ‘Umar] ibn al-Razzâz (5) : il fut l’un des « mu‘addilîn » (experts agréés) à Bagdad, et il avait entendu la recension d’al-Bukhârî de la part d’Abû l-Waqt (6).
Abû Sa‘îd al-Marwazî et Abû Sa‘îd Muḥammad ibn Maḥmûd (7) ibn [Muḥammad ibn Muḥammad ibn] ‘Abd al-Raḥmân al-Marwazî (8), d’origine marwazienne, né à Hamadhân, établi et décédé à Bagdad. Il avait belle apparence, réunissait les qualités accomplies, possédait une belle écriture et maîtrisait de nombreux domaines du savoir. De rite shâfi‘ite, il débattait des questions de divergence et se distinguait par son bon caractère.
Parmi ses vers, on relève son propos (9) :
[Du mètre Al-Ṭawîl]
« Je vois que le partage des subsistances est la plus étonnante des répartitions :
qui mène une vie tranquille y trouve prospérité,
et celui qui peine ne reçoit qu’indigence (10) (11). »