Il mourut alors qu’il approchait de ses quatre-vingts ans – qu’Allah lui fasse miséricorde –, et il fut un imam dans la langue (1) [ainsi qu’en calcul et en grammaire], un juriste apte à la controverse, connaisseur des deux sources (le Coran et la Sunna) et du fiqh.
Le cadi Ibn Khallikân (2) rapporta qu’il mentionna, dans son commentaire (3) sur les Maqâmât, que l’oiseau appelé ‘Anqâ’ Maghrib venait sur une haute montagne près des gens d’al-Rass (4). Il lui arrivait d’enlever certains de leurs enfants, alors ils s’en plaignirent à leur prophète Hanzala ibn Safwân, qui invoqua contre cet oiseau, et celui-ci périt. Il déclara : « Son visage ressemblait à celui d’un être humain, et il présentait des traits communs à tous les oiseaux. »
Al-Zamakhsharî mentionne dans son ouvrage « Rabî‘ al-Abrâr » qu’il (l’oiseau) existait à l’époque (5) de Moïse. Il possédait alors quatre ailes de chaque côté, un visage semblable à celui d’un homme et présentait de nombreuses ressemblances avec d’autres animaux (6). Il subsista jusqu’au temps de Khâlid ibn Sinân al-‘Absî, qui vécut durant la période intermédiaire (entre deux prophètes) ; celui-ci invoqua contre lui, et l’oiseau périt. Dieu sait mieux. Ibn Khallikân rapporte également que l’on apporta au calife al-Mu‘izz al-Fâtimî, depuis la Haute-Égypte (7), un oiseau surprenant appelé ‘Anqâ’ Maghrib.
Je précise que Khalid ibn Sinân et Hanzala ibn Safwân vécurent tous deux durant la période intermédiaire. Ils étaient pieux mais n’étaient pas prophètes, conformément à la parole du Messager de Dieu (ﷺ) : « Je suis celui qui a le plus de droit sur Jésus fils de Marie, car il n’y a pas de prophète entre lui et moi » (8). Nous avons déjà traité de cette question auparavant (9).
(Voici) le grand hâfiẓ, ‘Imâd ad-Dîn Abû al-Qâsim (10) ‘Alî, fils du hâfiẓ Bahâ’ ad-Dîn Abû Muhammad al-Qâsim, fils du grand hâfiẓ Abû al-Qâsim ‘Alî ibn al-Hasan ibn Hibatullâh ibn ‘Asâkir ad-Dimashqî.