Al-Zakî (1). Il décéda durant le mois de Chaʿbân de cette année et fut inhumé près de la mosquée al-Qadam.
Abou Souleymân Dâwoud (2) ibn Abî l-Ghanâ’im Aḥmad ibn Muḥyyi al-Mulhamî (3), dit « l’aveugle de Bagdad ». On le considérait rattaché à la « science des Anciens », mais il se réclamait en secret de l’école Ẓâhirite. C’est pour cette raison qu’Ibn al-Sâʿî a dit de lui : « Dâwoudite (4) en doctrine, Maʿarrien dans sa littérature et sa conviction. » De sa poésie, on cite (5) ces vers (mètre al-wâfir) :
« Je me plains au Tout-Miséricordieux de mes maux
Le matin où ils partirent sur de fougueuses montures.
Je vous conjure, par Celui qui mène les bêtes de somme,
Ce qu’on endure à vos côtés est plus amer que la séparation.
Est-il demeure plus rude que l’éloignement ?
Existe-t-il une vie plus douce que les retrouvailles ? »
Le grand juge (qâḍî al-quḍât) de Bagdad, ʿImâd ad-Dîn Abou l-Qâsim (9) ʿAbd Allâh ibn al-Ḥusayn ibn ad-Dâmaghânî al-Ḥanafî, avait étudié le ḥadîth et approfondi la jurisprudence selon Abou Ḥanîfa. Il occupa deux fois la charge de juge suprême à Bagdad pendant près de quatorze ans. Il fut loué pour sa bonne conduite et connaissait le calcul, les lois successorales et le partage des héritages.
Abou l-Yaman Najâḥ ibn ʿAbd Allâh al-Ḥabachî (10) aš-Šarâbî (11), Najm ad-Dîn, fut l’affranchi du calife an-Nâṣir.
(1) Muhyiddin Ibn al-Zaki bénéficie d’une notice biographique dans Siyar A‘lam al-Nubala’ (21/358) où sa mort est mentionnée en 598 H. Sa biographie a déjà été présentée.
(2) Dans l’édition imprimée, les deux notices (celle d’Abu Talib et celle d’Abu Sulayman) sont confondues au point de sembler n’en former qu’une seule. L’imam Muhammad Zahid al-Kawthari a noté cela en disant : « Dans le Tarikh d’Ibn Kathir imprimé ici, il y a une confusion car cette notice a été attribuée à tort à un autre que son auteur. » (Zayl al-Rawdhatayn, p. 110).
Quant à la notice d’Abu Sulayman Dawud ibn Ahmad, elle figure dans Mir’atu al-Zaman (8/390), al-Takmilah li al-Mundhiri (2/420), Zayl al-Rawdhatayn (110), al-Mukhtasar al-Muhtaj ilayh (2/64-65), Nukat al-Humayan (150), Ghayat al-Nihayah (1/278) et Lisan al-Mizan (2/424).
(3) Dans l’édition, il est imprimé « al-Lukhmi » ; il s’agit d’une altération.
(4) Dans l’édition, il est imprimé « al-Madhhab ».
(5) Les vers se trouvent dans Mir’atu al-Zaman (8/390), Zayl al-Rawdhatayn (110) et Nukat al-Humayan (150).
(6) Dans Mir’atu al-Zaman et Nukat, il est « ghadatan ghad » (le lendemain d’un autre lendemain) ; dans l’édition, il est « ghadatan ‘aduww » (le lendemain d’un ennemi) ; il s’agit d’une altération.
(7) Dans les sources précédentes : « nashdanakum » (chantant pour vous).
(8) Dans l’édition : « wa hal dhal ashaddu » (et est-ce que l’humiliation est plus dure ?) ; dans Mir’atu al-Zaman et le Zayl : « wa hal da’ adarra » (et est-ce que la maladie est plus nuisible ?) ; dans Nukat : « wa hal da’ amarr » (et est-ce que la maladie est plus amère ?).
(9) La notice d’Ibn al-Damghani se trouve dans Zayl al-Rawdhatayn (111-112), al-Takmilah li Wafayat al-Naqqalah (2/448), Tarikh al-Islam (13/436), al-Mukhtasar al-Muhtaj ilayh (2/142-143), al-Jawahir al-Mudiya (2/301-303), al-Nujum al-Zahira (6/223), al-Tabaqat al-Sunniya (4/163-164) et Shadharat al-Dhahab (7/114).
(10) La notice de Najah al-Sharabi figure dans al-Kamil d'Ibn al-Athir (9/327), Mir’atu al-Zaman (8/394), al-Takmilah li Wafayat al-Naqqalah (2/440), Zayl al-Rawdhatayn (113-114) et Tarikh al-Islam (13/452).
(11) Dans l’édition il est imprimé « al-Sudani » ; il s’agit d’une altération.