Je vis mon Seigneur lorsque je fus déposé dans ma tombe et séparé de mes compagnons, de ma famille et de mes voisins. Et Il dit :
(1) « Tu as obtenu de bonnes récompenses de ma part, car Je suis satisfait ; voici donc Mon pardon et Ma miséricorde en ta faveur.
(2) Tu t’es appliqué longtemps à espérer la réussite et Mon agrément ; ainsi as-tu été préservé de Mon feu et accueilli dans Mon paradis. »
Il déclara ensuite : « Je me suis réveillé tout effrayé et j’ai consigné ces vers. Dieu est plus savant. »
Quant au cadi (juge) Jamâl al-Dîn ibn al-Harastânî (Abd al-Samad ibn Muhammad ibn Abî al-Fadl, Abû al-Qâsim al-Ansârî, également connu sous le nom d’ibn al-Harastânî), il fut juge suprême à Damas. Né en l’an 520, son père était originaire de Harastâ. Celui-ci s’installa à l’intérieur de Bâb Tûmâ et officia comme imâm à la mosquée az-Zaynabî. Le fils y grandit dans de bonnes conditions, entendit de nombreux hadiths et partagea avec le grand spécialiste du hadith, Ibn ‘Asâkir, bon nombre de ses maîtres.
Il donnait des séances de transmission de hadith dans l’enceinte (maqsûra) d’al-Khidr. C’est là qu’il priait constamment, ne manquant jamais la prière en assemblée dans la grande mosquée. Il habitait le quartier de al-Huwayra, enseigna à l’école al-Mujâhidiyya et vécut fort longtemps dans cette honorable piété, Dieu est plus savant. Il suppléa Ibn Abî ‘Asrûn dans la fonction de juge, puis abandonna cette charge, se consacrant à son foyer et à la prière dans la mosquée.
Par la suite, al-‘Âdil écarta de ses fonctions le cadi Ibn az-Zakî (at-Tâhir ibn Muhyî ad-Dîn Muhammad ibn ‘Alî al-Qurashî) et obligea (le cadi Jamâl al-Dîn ibn al-Harastânî à assumer la magistrature) (à l’âge de quatre-vingt-douze ans) en lui confiant également l’enseignement à l’école al-‘Azîziyya, tout en le renforçant de l’autorité retirée à Ibn az-Zakî. Cette charge fut ensuite déléguée à Fakhr ad-Dîn ibn ‘Asâkir.