Abou Muhammad ʿAbd al-ʿAzîz ibn Maʿâlî, fils de Ghanîma ibn al-Ḥasan, connu sous le nom d’Ibn Manînā, naquit en l’an 525. Il étudia et transmit de nombreux enseignements. Il s’éteignit au mois de Dhou al-Ḥijja de cette même année, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans.
Le shaykh et juriste Kâmal al-Dîn Maudûd ibn al-Shâghôrî ash-Shâfiʿî enseignait la jurisprudence (fiqh) au sein de la grande mosquée des Omeyyades (al-Jâmiʿ al-Umawî) et y commentait « al-Tanbîh » pour ses étudiants. Il prenait soin de s’assurer de leur bonne compréhension et ce, en guise de dévotion, face à la maqsûra (coupole réservée). Il fut inhumé au cimetière Bâb aṣ-Ṣaghîr, au nord des tombes des martyrs, et sur sa tombe figurent des vers de poésie rapportés par Abû Shâma. Dieu, qu’Il soit exalté, est plus savant.
[Puis vint l’année 613]
Abû Shâma rapporte que, cette année-là, on fit venir les quatre poutres de bois destinées à la « dôme ath-Thasar » de la mosquée de Damas : elles étaient au nombre de quatre, chacune mesurant trente-deux coudées selon la coudée des charpentiers. La même année, on entreprit aussi de dégager le fossé de la porte as-Sirr, qui fait face à l’ancienne Dâr aṭ-Ṭaʿm, sur le côté du fleuve Banâs.
(1) Notice biographique d'Ibn Munayina dans al-Takmila li-Wafayat al-Nuqqala (2/356), Tārīkh al-Islām (13/340), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (22/23), al-Nujūm al-Zāhira (6/215) et Shadharāt al-Dhahab (10/92).
(2) Édition : d'Abū al-Maʿālī ibn Ghunayma, également connu.
(3) Dans la version imprimée : « quinze », ce qui est une altération ; ici, les sources de sa notice (Bachār).
(4) Notice d'Ibn al-Shāghūrī à la fin des Rawḍatayn (p. 90) et dans Tārīkh al-Islām (13/356).
(5) Dans les manuscrits A et B : « dans leur compréhension ». L’original au verso : « et il prolonge son âme à leur enseigner et leur faire comprendre Allah le Très-Haut ».
(6) Abū Shāma a rapporté ces vers (p. 90), tirés du poème al-Basīṭ :
Combien ta tombe, ô aimée, a contenu de foi… et de chasteté, de bienfait et de douceur
Tu ne servais aucun sultan… mais tu chantais pour le Sultan des sultans
Nous pleurons sur toi tandis que tu es occupée ailleurs… dans le retour de la remise d’Hūr d’un seul œil
Dieu a abreuvé le mausolée que tu habites… afin que s’y développe la verdure des myrtes
(7) Fin des Rawḍatayn (p. 92).
(8) Edition : « al-Awtād » ; ici, selon la main d’al-Dhahabī, citant Abū Shāma (Bachār).
(9) Edition : « pour la coupole de l’aigle » ; dans A : « pour l’aigle de la mosquée » ; dans B : « pour l’aigle de la coupole de la mosquée ». Ceci, d’après la fin.
(10) Le terme vient de la fin.
(11) Dans al-ʾUṣūl : « une coudée selon le charpentier ». Ceci est tiré de la fin.
(12) Édition : « Tajdīd » (renouveau).
(13) Dans A : « porte de la chaire », dans B : « porte du tombeau ». Ici, comme dans la fin.
(14) Édition : « Banyās » ; selon la main d’al-Dhahabī, ce qui est exact (Bachār).