Son père était pieux, tandis que lui était accusé de pratiquer la philosophie et de s’entretenir avec les astres. On trouva chez lui des ouvrages à ce sujet. Il occupa par ailleurs plusieurs fonctions officielles. À son propos et à celui de ses semblables, on dit : « Heureux sont leurs ancêtres, mais qu’il est détestable ce qu’ils ont engendré ! »
Un jour, son père le vit porter un vêtement de Boukhara. Il déclara alors : « Nous avons entendu parler d’al-Bukhârî et de Muslim, mais quant à “Bukhârî et mécréant”, voilà qui est vraiment étrange. » Il fréquentait Abû al-Qâsim, fils du shaykh Abû al-Faraj ibn al-Jawzî, qui était un intrigant dépravé. Tous deux se réunissaient pour boire et s’entourer de jeunes garçons, qu’Allah les confonde.
Abû Muḥammad ‘Abd al-‘Azîz ibn Maḥmûd ibn al-Mubârak al-Bazzâz, connu sous le nom d’Ibn al-Akhḍar al-Baghdâdî, était un traditionniste (muḥaddith) prolifique, grand mémorisateur et auteur consciencieux. Il laissa des ouvrages utiles et rigoureux et il faisait partie des pieux ; le jour de sa funéraille fut mémorable (qu’Allah lui accorde sa miséricorde).
Quant au ḥâfiẓ Abû al-Ḥasan ‘Alî ibn al-Anjab al-Mufaḍḍal al-Lakhmî al-Maqdisî, puis al-Iskandarânî, de rite mâlikite, il entendit les traditions du shaykh al-Silafî (et fut lui-même écouté par) ‘Abd al-‘Aẓîm al-Mundhirî, qui était enseignant du fiqh mâlikite à Alexandrie et suppléant du juge dans cette ville. De ses vers, on retient :
« Ô mon âme, tiens fermement ce que rapporte le meilleur des Messagers,
ainsi que ses Compagnons et leurs Successeurs. »
(1) A, B : d’eux. Ce qui est contraire au contexte de la langue arabe.
(2) A : et on dit de même pour lui.
(3) A : qu’il a vu.
(4) Notice biographique d’Ibn al-Akhdar dans le « Muʿjam al-Buldān » (2/121), ainsi que dans le « Kāmil » d’Ibn al-ʿAṯīr (9/308-309), « al-Takmila » d’al-Mundhirī (2/317), la postface des « Rawḍatayn » (p. 88), le résumé d’Abu al-Fidāʾ (3/122), « Tārīkh al-Islām » (13/316), « Siyar A‘lām al-Nubalāʾ » (22/31), la postface des « Ṭabaqāt al-Ḥanābila » (2/79-82), « al-Nujūm al-Zāhira » (6/211) et « Shudhurāt al-Dhahab » (7/85-87).
(5) Notice biographique d‘ʿAlī ibn al-Anjab dans « al-Takmila » d’al-Mundhirī (2/306), « Wafayyāt al-Aʿyān » (3/290-292), « Tārīkh al-Islām » (13/320), « Siyar A‘lām al-Nubalāʾ » (22/66), « Tadhkirat al-Ḥuffāẓ » (4/1390), « al-ʿIbar » (5/38), « al-Nujūm al-Zāhira » (6/212), « Ḥusn al-Muḥāḍara » (1/165) et « Shudhurāt al-Dhahab » (7/87). Il est l’auteur des « Wafayāt al-Naqqala » sur lesquels al-Mundhirī a apposé sa postface intitulée « al-Takmila ».
(6) Édition : le mémorialiste Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn al-Anjab ibn Abī al-Makārim al-Mufaḍḍal ibn Abī al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Abī al-Ghayth Mufarrij ibn Ḥātim ibn al-Ḥasan ibn Jaʿfar ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥasan al-Lakhmī al-Maqdisī.
(7) Dans une autre édition : « Sām‘ al-Salfī et ʿAbd al-ʿAẓīm al-Mundhirī », ce qui est absolument incorrect, car al-Salfī en est le maître et ʿAbd al-ʿAẓīm al-Mundhirī son disciple, ce qui est bien connu. Nous avons donc ajouté ce qui est entre parenthèses pour rendre le texte cohérent. Il est probable que tout le passage ait été omis (Bachār).
(8) Le terme n’apparaît pas dans B, il est dans une autre édition : ʿAbd al-Raḥīm. C’est une erreur ; la forme correcte est celle que nous avons établie d’après la source de l’auteur, « Wafayāt al-A‘yān ».