«Tu te laves les membres avec un pichet d’eau. Pourquoi donc ne laves-tu pas la bouchée que tu manges, afin de purifier ton cœur et ton for intérieur?»
Le cheikh comprit alors l’allusion et renonça à cette transaction, puis il décéda à Mossoul en Rajab, à l’âge de soixante-treize ans.
Ibn Ḥamdūn : Il s’agit de Tāj al-Dīn Abū Saʿd al-Ḥasan ibn Muḥammad ibn Ḥamdūn, auteur de “al-Tadhkira al-Ḥamdūniyya”. C’était un érudit remarquable, qui s’employa à recueillir différents ouvrages, qu’ils lui fussent attribués ou non. Le calife lui confia la responsabilité du maristān al-ʿuḍudī. Il mourut à al-Madāʾin et fut transporté aux cimetières de Quraysh, où il fut inhumé.
Le souverain de Rūm, Khusrawshāh fils de Qilij Arslān, laissa le pouvoir après lui à son fils Kaykāwus. Lorsqu’il mourut en l’an quinze, son frère Kayqubād monta sur le trône.
Ṣārim al-Dīn Bazghash al-ʿĀdalī, gouverneur de la citadelle de Damas, mourut au mois de Ṣafar et fut inhumé dans son mausolée, à l’ouest de la mosquée al-Muẓaffarī. Cet homme est celui qui exila le ḥāfiẓ ʿAbd al-Ghanī.»
(1) Selon la correction seule.
(2) Correction : « Pourquoi ne pas utiliser ... pour laver. »
(3) Correction : « Le cheikh a compris ce qu'il voulait dire et a laissé cela, il est décédé à Mossoul. »
(4) Notice biographique d’Ibn Ḥamdun dans le Muʿjam al-Adabāʾ (9/184), Al-Kāmil fī al-Tārīkh (9/306), il est surnommé Abū Saʿīd, ainsi que dans Al-Takmila li-Wafayāt al-Naqqāla (2/220), Appendice des deux jardins (79), Al-ʿIbar (5/7), Ash-Shudhūrāt (7/60) et Al-Aʿlām d’al-Zarkalī (2/231).
(5) C’est une confusion dans laquelle sont tombés Abū Shāmah et al-Dhahabī dans al-ʿIbar, en plus d’Ibn Kathīr ; il s’agit du père, Abū al-Maʿālī Muḥammad b. Abī Saʿd al-Ḥasan b. Muḥammad b. ʿAlī b. Ḥamdūn. Cette méprise a été signalée par Ibn al-Athīr et le Ḥāfiẓ al-Mundhirī. (Bachār a dit : al-Dhahabī n’a pas tenu ce propos, mais le terme « bin » a été omis dans al-ʿIbar, ce dont son éditeur ne s’est pas aperçu. Al-ʿIbar est un abrégé de Tārīkh al-Islām, et il y est dit : « il est le fils de l’auteur de al-Tadhkira », Tārīkh al-Islām (13/189). Il attribue aussi l’ouvrage au père lorsqu’il le présente dans Wafayāt, année 562 de l’Hégire (12/284). Voir aussi Wafayāt al-Aʿyān (4/380), Fawāt al-Wafayyāt (3/353), al-Wāfī bi-l-Wafayyāt (2/357) et Shudhūrāt adh-Dhahab (7/60).)
(6) Correction : « Il est décédé. »
(7) Selon la correction seule.
(8) Notice biographique de Khisrūshāh dans l’appendice des deux jardins (80) et dans Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (22/19) où il est nommé Ghiyāthu-d-Dīn Kīkhusraw b. Qilj Rislān.
(9) Dans la correction et dans Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ : Qilj, en note : on le dit Qalīj. C’est « l’épée » en turc.
(10) Dans Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ : Rislān. En note : on dit aussi Arslān, qui signifie « lion » en turc.
(11) Correction : « Il est mort là-bas et s’est levé. » Dans Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ : il fut tué par le roi al-Ashkarī en l’an 607.
(12) Correction : « Kīkāīrus », sa notice dans Al-Kāmil (9/327), Mirʾāt az-Zamān (8/593), Appendice des deux jardins (79), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (22/137) et Mufarrij al-Kurūb (3/263).
(13) Sa notice reviendra dans Wafayāt de l’année 636 dans ce volume.
(14) La mosquée al-Jāmiʿ al-Jabal, célèbre sous le nom de mosquée des Ḥanābila et du Muẓaffarī, sa construction a été commencée par Abū ʿUmar en 598. Son entretien était financé par Abū Dāwūd Maḥāsin jusqu’à épuisement de ses ressources, puis elle fut complétée par al-Muẓaffar Kawkabīrī, seigneur d’Arbīl. Mukhtaṣar Tanbīh al-Ṭālib (pp. 230-231) et Munādamat al-Aṭlāl (373).