Ses versets sont lumineux de sens… ils sont récités à Dieu par la langue (1), conservés (2) dans la poitrine et le cœur, et transcrits dans les feuillets par la plume. Quant à la parole portant sur les attributs, ô mes frères, elle est semblable à celle qui concerne l’Essence et la Science, assortie d’explication. Nous les admettons sans les rejeter, sans les assimiler ni les nier (3).
Il dit : « Et il me récita pour lui-même (4) :
[du mètre at-tawîl]
“Ne me suis-je pas détourné de la frivolité, conscient que mes cheveux ont blanchi, que la faiblesse et la douleur se sont manifestées ?
Le malheur m’a frappé d’une telle façon que, même si je le pleurais toute ma vie jusqu’à ce que mes larmes se tarissent, je n’en serais pas soulagé.” »
Il a ajouté (6) qu’il fut malade plusieurs jours sans pour autant délaisser aucune de ses évocations quotidiennes, jusqu’au moment de sa mort à l’aube du mardi, le vingt-neuvième jour de Rabi‘ al-Awwal. Il fut lavé au couvent (7) puis transporté à sa sépulture au milieu d’une foule immense que Dieu seul connaît (8). Personne, qu’il s’agisse des dignitaires, des émirs, des savants, des juges ou autres, ne manqua à ses funérailles (9). Ce fut un jour mémorable ; la chaleur était intense, mais un nuage protégea les gens du soleil, et on entendait un bourdonnement semblable à celui des abeilles. Les gens faillirent emporter des fragments de son linceul, et ses vêtements furent vendus à un prix très élevé. Les poètes l’ont pleuré dans de belles élégies, et on eut à son sujet de bonnes visions oniriques (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).
Il laissa trois fils (11) : ‘Umar, par qui il portait son kunyah, ash-Sharaf ‘Abd Allah – qui assuma (12) la fonction d’imam-prédicateur (khatîb) après son père, et qui fut le père de al-‘Izz Ibrâhîm (13) et de ‘Abd ar-Rahmân (14) – et, à la mort de ash-Sharaf ‘Abd Allah, revint