Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La plaine ne contenait aucune construction si ce n’est le couvent d’al-Ḥawrānī. Il raconta : « On nous a attribués aux gens pieux, nous rattachant à la Mosquée d’Abū Ṣāliḥ, alors que nous ne sommes pas des justes. Depuis lors, cet endroit a été appelé aṣ-Ṣāliḥiyyah, en référence à nous. »

Puis le shaykh Abū ʿUmar récita le Coran selon la lecture d’Abū ʿAmr et mémorisa le « Mukhtaṣar al-Khiraqī » en jurisprudence (c’est l’ouvrage que [son frère] expliqua plus tard). Il en écrivit le « commentaire » de sa propre main et recopia également le « Tafsīr al-Baghawī », « al-Ḥilyah » d’Abū Nuʿaym ainsi que « al-Ibānah » d’Ibn Baṭṭah. En outre, il rédigea de nombreuses copies du Coran à la main, qu’il offrait aux gens et à sa famille sans aucune rétribution.

C’était un homme très assidu dans son adoration et ses prières nocturnes ; il jeûnait en permanence [il était d’une apparence agréable, de corps élancé, et portait les signes lumineux de l’adoration]. Il avait toujours le sourire aux lèvres. Chaque jour, il récitait un septième du Coran entre la prière de Ẓuhr et celle de ʿAṣr. Il accomplissait la prière de Ḍuḥā en huit rakaʿāt, récitant en chacune d’elles mille fois « Dis : Il est Dieu, l’Unique ». Il se rendait à la « Grotte du Sang » (Maghārat ad-Dam) chaque lundi et jeudi, ramassant sur la route de l’armoise (ashayḥ) pour la distribuer aux veuves et aux démunis. Tout ce qui parvenait jusqu’à lui, que ce fût un soutien spirituel ou matériel, il en faisait don à sa famille et aux indigents.

Son habillement était très modeste : il lui arrivait de passer longtemps sans porter ni pantalon ni chemise. [Il découpait parfois dans son turban des morceaux qu’il offrait en aumône ou pour compléter le linceul d’un défunt]. Lui, son frère et leur cousin, le ḥāfiẓ ʿAbd al-Ghanī, ainsi que le shaykh al-ʿImād, ne cessaient de participer aux expéditions guerrières.

(1) Masjid Abû Ṣâlih : à l’entrée de la porte orientale. Abû Ṣâlih est Muflih b. ʿAbd Allâh al-Ḥanbalî, décédé en 530 H. Voir Târîkh Dimashq (2/81), al-ʾAʿlâq al-Khaṭîra (136), al-Dhâris (2/101), Târîkh al-Ṣâliḥiyya (1/25) et en note marginale : ce mosque a été étudié, mais il n’en reste rien ; toutefois, son emplacement est entouré d’un mur de pisé, à l’intérieur duquel se trouve une tombe connue sous le nom de Cheikh Ṣâlih, pour qui les habitants des villages et vergers environnants font des vœux. (2) Deir al-Ḥawrânî : mentionné par Ibn Ṭûlûn dans ses écrits sur les monastères de Ṣâliḥiyya, situé à l’ouest du Deir al-Ḥanâbila, au pied de la montagne. Voir Târîkh al-Ṣâliḥiyya (40) et autres. Note : le Deir al-Ḥanâbila est aujourd’hui appelé Jâmiʿ al-Ḥanâbila et se trouve à la fin du souk Abî Jurash, contigu au souk du Cheikh Muḥyî al-Dîn. (3) Ṭ : On nous a dit que les Ṣâliḥiyyûn tirent leur nom de la mosquée Abû Ṣâlih. (4) B : Mosquée Abû Ṣâlih parce que nous sommes des Ṣâliḥ et le cheikh a lu ainsi. (5) L’auteur de ce résumé s’appelle al-Ḥusayn b. ʿAbd Allâh b. Aḥmad al-Khurqî, père d’Abû al-Qâsim. Il est décédé en 299 H. Ce résumé a été édité à Damas par la vérification de Cheikh ʿAbd al-Qâdir al-Arnâ’ûṭ avec l’aide de certains professeurs. (6) Ṭ : puis son frère al-Muwaffaq l’a commenté plus tard. (7) N : sauf à salaire. (8) Ṭ : Il était très pieux, ascétique et dévot. (9) Ṭ : Il est permis d’enrouler le linceul à celui dont le linceul fait défaut. (10) Dans Ṭ : « khâlahum » (leur oncle), ce qui n’est pas correct, la lecture que nous avons retenue est la bonne (Bachâr). (11) La biographie du ḥāfiẓ ʿAbd al-Ghanî dans Wafayât, année 600 H, a été présentée dans la partie précédente.
السفح، وليس به من العمارة (١) سوى دير الحوراني (٢) ، قال: فقيل لنا الصالحين نسبونا (٣) إِلى مسجد أبي صالح، لا أنا صالحون، وسميت هذه البقعة من ذلك الحين بالصالحية نسبة إِلينا. فقرأ (٤) الشيخ أبو عمر القرآن على رواية أبي عمرو، وحفظ "مختصر الخِرَقي" (٥) في الفقه، [وهو الذي شرحه [أخوه] فيما بعد] (٦) فكتب "شرحه" بيده، وكتب "تفسير البغوي" و "الحلية" لأبي نعيم و "الإِبانة" لابن بطة، وكتب مصاحف كثيرة بيده للناس ولأهله بلا أجر (٧) . وكان كثير العبادة والتهجد (٨) ، ويصوم الدهر، [حسن الشكل، نحيل الجسم، عليه أنوار العبادة] وكان لا يزال متبسِّمًا، وكان يقرأ (كل يوم سبعًا بين الظهر والعصر ويصلي الضحى ثماني ركعات يقرأ) فيهن ألف مرة قُلْ هُوَ اللهُ أَحَد، وكان يزور مغارةَ الدّم في كل يوم اثنين وخميس. ويجمع في طريقه الشيح فيعطيه الأرامل والمساكين، ومهما تهيَّأَ له من فتوح وغيره يؤثر به أهله والمساكين. وكان متقلّلًا في الملبس، وربما مضت عليه مدة لا يلبس فيها سراويل ولا قميصًا، وكان [يقطع من عمامته قطعًا يتصدق بها أوفي تكميل كفن ميت] (٩) . وكان هو وأخوه وابن خالتهم (١٠) الحافظ عبد الغني (١١) وأخوه الشيخ العماد لا ينقطعون عن غزاة
(١) مسجد أبي صالح: بظاهر باب شرقي. وأبو صالح هو مفلح بن عبد الله الحنبلي الذي مات سنة ٥٣٠. تاريخ دمشق (٢/ ٨١) والأعلاق الخطيرة (١٣٦) والدارس (٢/ ١٠١) وتاريخ الصالحية (١/ ٢٥) وفي هامشه ما يلي: وقد درس هذا المسجد ولم يبق منه شيء ولكن أحيط مكانه بجدار من دكّ داخله قبر يعرف بالشيخ صالح، ينذر له أهل القرى والبساتين التي حوله. (٢) دير الحوراني: ذكره ابن طولون في أديرة الصالحية، ويقع غربي دير الحنابلة في سفح الجبل. تاريخ الصالحية (٤٠) وغيرها. قلت: ودير الحنابلة يسمى في عصرنا: جامع الحنابلة، ويقع في آخر سوق أبي جرش الملاصق لسوق الشيخ محي الدين. (٣) ط: فقيل لنا الصالحيين نسبة إِلى مسجد أبي صالح. (٤) ب: مسجد أبي صالح لأنّا صالحون فقرأ الشيخ. (٥) مؤلف هذا المختصر اسمه: الحسين بن عبد اللّه بن أحمد الخرقي والد أبي القاسم. توفي سنة ٢٩٩ هـ. وقد طبع المختصر في دمشق بتحقيتى الشيخ عبد القادر الأرناؤوط مع بعض الأساتذة. (٦) ط: ثم إِن أخاه الموفق شرحه فيما بعد. (٧) ن: إِلا بأجرة. (٨) ط: وكان كثير العبادة والزهادة والتهجد. (٩) ط: كفن من يعوز كفنه. (١٠) في ط: "خالهم" ولا يصح، وما أثبتناه هو الصواب (بشار). (١١) تقدمت ترجمة الحافظ عبد الغني في وفيات سنة ٦٠٠ هـ من الجزء السابق.

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