Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ratib (récitation ou fonction liturgique) fut d’abord assumé par un homme appelé an‑Nafîs al-Miṣrî. On le surnommait « la Trompette de la Grande Mosquée » en raison de la beauté de sa voix lorsqu’il récitait devant le shaykh Abū Manṣūr al-Ḍarīr al-Maṣdar, si bien qu’une foule nombreuse se rassemblait autour de lui.

Au mois de Dhû al-Ḥijja de cette même année, des navires partirent d’Acre sur la mer en direction du port de Damiette. Au cours de cette année, le roi de Chypre nommé Ilyan — que Dieu le maudisse — pénétra de nuit dans le port et mena une incursion contre certaines contrées, où il tua et captura (et fit du butin), puis se replia et monta à bord de ses navires sans être rattrapé. Il avait déjà accompli un acte similaire auparavant (et cela ne s’était produit pour aucun autre que lui).

Cette année-là, les Francs commirent des exactions aux abords de Jérusalem (la Noble), de sorte que le roi al-Muʿaẓẓam sortit contre eux (avec ses armées). Le shaykh Shams ad-Dīn Abū al-Muẓaffar ibn Quzughlī (de rite ḥanafite), petit-fils (du shaykh Abū al-Faraj) Ibn al-Jawzī par l’une de ses filles, prit alors place pour prêcher. Il est l’auteur de « Miroir du temps », et il excellait dans de nombreux domaines. Bel homme et doté d’une voix agréable, il prêchait éloquemment, et le peuple l’aimait en raison de la renommée de son grand-père. Après avoir quitté Bagdad, il s’installa à Damas, où les souverains lui firent bon accueil et lui confièrent l’enseignement. Il s’asseyait tous les samedis près de la porte du sanctuaire de ʿAlī [fils de al-Ḥusayn] Zayn al-ʿĀbidīn, à la même colonne où les prédicateurs s’installent à notre époque.

Ses assemblées attiraient alors une foule considérable, se prolongeant depuis la porte des Nâṭifâniyyīn jusqu’à la porte du sanctuaire, puis jusqu’à la porte des Horloges, sans que les gens ne puissent avancer. On estimait parfois la présence d’environ trente mille hommes et femmes. Les fidèles passaient la nuit du samedi dans la Grande Mosquée durant l’été, renonçant aux vergers et aux distractions ; ils y veillaient à réciter des ختم (lectures complètes du Coran) et à formuler des invocations afin de s’assurer une place (lors de son prêche).

(1) A, B : beaucoup. (2) La phrase promotionnelle est venue dans la copie à la fin de la phrase. (3) Copie : « Alors il attaqua en embuscade ». (4) Copie : « Et il ne l’atteignit pas dans sa recherche », une phrase similaire a déjà été mentionnée. (5) Copie : « Et en elle ». (6) La traduction de Sibt Ibn al-Jawzī apparaîtra dans Wafayāt 654. (7) Copie : « Sciences ». (8) Concernant uniquement la copie. (9) Bab al-Nāṭifān ou al-Nāṭifīn, également connu sous le nom de Bab al-Farādis et Bab al-ʿImāra, est une porte nord de la Grande Mosquée omeyyade. Par le professeur Muṭīʿ al-Ḥāfiẓ (23). (10) Bab al-Sāʿāt : la porte supplémentaire côté qibla connue sous le nom de Bab al-Sāʿāt est à côté et est aussi appelée Bab Jīrūn et Bab al-Labbādīn. La Grande Mosquée omeyyade (22). (11) Copie : « Assis » au lieu de « debout ». (12) Copie : « Faḥẓar », pluriel. (13) Copie : « Pour qu’ils obtiennent des places ».
راتبٌ، وأوّل من تولّاه رجل يقال له النَّفيس المصري، وكان يقال له بوق الجامع لطيب صوته إِذا قرأ على الشيخ أبي منصور الضرير المصدر فيجتمع عليه الناس الكثيرون (١) . وفي ذي الحجة من هذه السنة توجهت مراكب من عكا إِلى البحر إِلى ثغر دمياط. وفيها: ملك قبرص المسمى إِليان -لعنه الله- (٢) فدخل الثغر ليلًا وأغار (٣) على بعض البلاد فقتل وسبى [وغنم] وكرَّ راجعًا فركب مراكبه فلم يدركه الطلب، وقد تقدمت له بمثلها (٤) قبل هذه، وهذا شيء لم يتفق لغير. وفي هذه السنة (٥) عاثت الفرنج بنواحي القدس [الشريف] فبرز إِليهم الملك المعظم [في عساكره] ، وجلس الشيخ شمس الدين أبو المظفر ابن قُزُغلي (٦) الحنفي وهو سبط [الشيخ أبي الفرج] ابن الجوزي ابن ابنته رابعة، وهو صاحب "مرآة الزمان" ، وكان فاضلًا في فنون (٧) كثيرة، حسن الشكل طيب الصوت، وكان يتكلّم في الوعظ جيدًا، وتحبه العامة على صيت جده، وقد رحل من بغداد فنزل دمشق وأكرمه ملوكها، وولي التدريس بها، وكان يجلس كل يوم سبت عند باب مشهد علي [بن الحسين] (٨) زين العابدين إِلى السارية التي يجلس عندها الوعاظ في زماننا هذا، فكان يكثر الجمع عنده [جدًا] ، حتى يكونوا من باب الناطفانيين (٩) إِلى باب المشهد إِلى باب الساعات (١٠) غير (١١) الوقوف، فيحزر (١٢) جمعه في بعض الأيام بثلاثين ألفًا من الرجال والنساء، وكان الناس يبيتون ليلة السبت بالجامع في الصيف ويتركون البساتين والفرج، يبيتون في قراءة ختمات وأذكار لتحصيل (١٣) الأماكن [بميعاده]
(١) أ، ب: الكثير. (٢) جاءت الجملة الدعائية فى ط فى آخر الجملة. (٣) ط: فأغار. (٤) ط: ولم يدركه الطلب وقد تقدمت له مثلها. (٥) ط: وفيها. (٦) سترد ترجمة سبط ابن الجوزي في وفيات ٦٥٤. (٧) ط: علوم. (٨) عن ط وحدها. (٩) باب الناطفانيين أو الناطفيين، ويعرف أيضًا بباب الفراديس وباب العمارة، وهو باب شمالي الجامع الأموي. للأستاذ مطيع الحافظ (٢٣). (١٠) باب الساعات: كان باب الزيادة القبلي هو الذي يعرف بباب الساعات إِلى جانبه ويطلق عليه أيضًا اسم باب جيرون وباب اللبادين. الجامع الأموي (٢٢). (١١) ط: الجلوس غير الوقوف. (١٢) ط: فحزر جمعه. (١٣) ط: ليحصل لهم أماكن.

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