Alors je dis :
« La puissance trouve sa monture dans les cimes de la nuit…
et c’est le voyage nocturne et l’insomnie qui produisent la gloire. »
Il me répondit : « Tu as bien fait », puis je me suis réveillé et ai complété à ce sujet près d’une vingtaine de vers. Il mourut à la fin de Dhu al-Hijja [de cette année], à l’âge de soixante-deux ans, [– qu'Allah lui fasse miséricorde –].
Son frère a rédigé sa biographie dans « al-Ḏhayl », en ces termes : « Il était un savant dans plusieurs disciplines, parmi lesquelles la jurisprudence et la science des deux fondements (2), la grammaire, le hadith et la langue. Il laissa des ouvrages (3) réputés dans l’exégèse, le hadith (4), la jurisprudence, le calcul et le vocabulaire rare du hadith. Il composa également des traités, et c’était un rédacteur éloquent (5), dont on citait l’exemple. Il avait une foi solide et observait (6) une voie droite (7) [– qu'Allah lui fasse miséricorde –]. Il fut assurément l’un des ornements de son époque. »
Ibn al-Athír (8) dit à ce sujet : « Cette année-là, décéda al-Majd al-Maṭarazī (9), le grammairien khwarezmien, qui était un imam en grammaire et y comptait de belles compositions. »
Abū Shām (10) relate également : « Cette même année, mourut le roi al-Mughīth Fatḥ al-Dīn ʿUmar, fils du roi al-ʿĀdil. Il fut enterré dans la tombe (11) de son frère al-Muʿaẓẓam, au flanc du mont Qāsiyūn (12). De même, le roi al-Mu’ayyad Masʿūd ibn Ṣalāḥ al-Dīn trouva la mort dans la madrasa de Ra’s al-ʿAyn, puis on le transporta à Alep pour l’y ensevelir (13). »