Ahmed (1) a rapporté : « Zayd ibn al-Habbâb nous a raconté, il m’a été rapporté par Mûsâ ibn ‘Ulayy : j’ai entendu mon père dire : ‘J’ai entendu Abû Hurayra dire : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a déclaré : “Les meilleures femmes ayant monté les chameaux sont les femmes de Quraych : elles sont les plus clémentes envers leur enfant durant sa petite enfance et les plus compatissantes envers leur époux lorsque ses ressources sont limitées.”’ » Abû Hurayra ajouta : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) savait pertinemment que la fille de ‘Imrân (Marie) n’avait pas monté de chameau. » Ce hadith est un récit transmis par un seul rapporteur, mais il répond aux conditions d’authenticité du Sahîh. Il existe également d’autres chaînes de transmission de ce hadith d’Abû Hurayra (2).
Abû Ya‘lâ al-Mawsilî a dit : « Zuhayr nous a rapporté : Yûnus ibn Muhammad nous a rapporté : Dâwud ibn Abî l-Furât nous a rapporté d’après ‘Ilba’ ibn Ahmar, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs qui dit : “Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) traça quatre lignes sur le sol et demanda : ‘Savez-vous ce que c’est ?’ Ils répondirent : ‘Dieu et Son Messager sont plus savants.’ Il expliqua alors : ‘Les meilleures femmes des gens du Paradis sont Khadîja bint Khuwaylid, Fâtima bint Muhammad, Maryam bint ‘Imrân et Âsiya bint Muzâhim, l’épouse de Pharaon.’” (3) » An-Nasâ’î en donne également une version, transmise par diverses voies à partir de Dâwud ibn Abî l-Furât (4).
Ibn ‘Asâkir le rapporte par la chaîne suivante : Abû Bakr ‘Abd Allâh ibn Abî Dâwud Sulaymân ibn al-Ash‘ath a dit : « Yahyâ ibn Hâtim al-‘Askarî nous a raconté : Bishr ibn Mihrân ibn Hamdân nous a raconté : Muhammad ibn Dînâr nous a rapporté d’après Dâwud ibn Abî Hind, d’après ash-Sha‘bî, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui raconta : ‘Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Il te suffit de connaître quatre maîtresses des femmes de l’univers : Fâtima bint Muhammad, Khadîja bint Khuwaylid, Âsiya bint Muzâhim et Maryam bint ‘Imrân.”’” (5)
Abû l-Qâsim al-Baghawî a également rapporté : « Wahb ibn Munabbih nous a raconté : Khâlid ibn ‘Abd Allâh al-Wâsitî nous a transmis, d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salama, d’après ‘Â’isha, qui raconta qu’elle avait dit à Fâtima : ‘Te souviens-tu du moment où tu t’es penchée sur le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), lorsque tu as pleuré puis ri ?’ Fâtima répondit : ‘Il m’a informée qu’il allait mourir de cette maladie, alors j’ai pleuré. Puis je me suis de nouveau penchée sur lui et il m’a annoncé que je serais la plus prompte de sa famille à le rejoindre, et que je suis la maîtresse des femmes du Paradis à l’exception de Maryam bint ‘Imrân. C’est alors que j’ai ri.’” (6) » L’original de ce hadith se trouve dans le Sahîh. Cette chaîne de transmission répond aux conditions posées par Muslim, et il y est précisé que ces deux femmes sont les meilleures parmi les quatre citées (7). Il en est de même pour le hadith rapporté par l’imam Ahmad (8) : « ‘Uthmân ibn Muhammad nous a raconté : Jarîr nous a rapporté, d’après Yazîd – lequel est… »