« En vérité, les lions sont véritablement les lions de la jungle : leur ardeur, le jour de l’épreuve, se porte sur la personne dépouillée, et non sur le butin. »
Les serviteurs de Binyamin s’emparèrent alors de lui, le tuèrent et le brûlèrent. Puis le calife arrêta le vizir Ibn Mahdî (1), comme il a déjà été rapporté.
Hanbal Ibn ʿAbd Allâh (2) Ibn al-Faraj Ibn Saʿâda ar-Raṣâfî (3), de l’école hanbalite, était celui qui lançait le takbîr à la mosquée al-Mahdî. Il fut le transmetteur du Musnad d’Ahmed, qu’il tenait d’Ibn al-Ḥusayn (4), lui-même le tenant d’Ibn al-Mudhhib (5), qui le tenait d’Ibn (6) Mâlik, le tenant d’ʿAbd Allâh, fils de son père. Il vécut quatre-vingt-dix ans. Il quitta Bagdad et en fit l’enseignement à Irbil. Les souverains de Damas le firent venir afin que les gens entendent de lui le Musnad. Al-Muʿaẓẓam l’honorait et prenait ses repas auprès de lui sur une table garnie de mets délicats, ce qui lui causait souvent des indigestions, car il était pauvre et vivait dans des conditions précaires à Bagdad. Lorsque al-Kindî se présentait devant al-Muʿaẓẓam, il demandait des nouvelles de Hanbal, et al-Muʿaẓẓam répondait : « Il souffre d’indigestion. » Alors al-Kindî disait : « Donnez-lui à manger des lentilles », et al-Muʿaẓẓam se mettait à rire. Puis al-Muʿaẓẓam lui remit une grande somme d’argent et le renvoya à Bagdad, où il mourut [cette année]. Il était né en l’an 510. Son compagnon, Ibn Ṭabarzad, mourut quelque peu après lui, en l’an 607.
ʿAbd ar-Raḥmân Ibn ʿĪsâ (9) Ibn Abî al-Ḥasan al-Buzûrî (10), le prédicateur bagdadien.