J’ai dit : Notre maître, le grand spécialiste du hadith (ḥāfiẓ) Abū l-Ḥajjāj al-Mizzī – qu’Allah lui fasse miséricorde – a révisé son ouvrage « Al-Kamāl fī Asmāʾ al-Rijāl », consacré aux rapporteurs des six recueils de hadith, dans son travail d’abrègement (Tahdhīb), où il a relevé et corrigé un grand nombre de passages, près d’un millier. Cet imām al-Mizzī, que nul ne peut surpasser, égaler ou contester, est l’auteur de « Al-Tahdhīb », auquel rien de semblable ne fut précédemment consacré ni ne le sera par la suite. Qu’Allah fasse miséricorde aux auteurs d’« Al-Tahdhīb » et d’« Al-Kamāl », car ils furent tous deux des perles rares de leur époque en matière de connaissances sur les narrateurs, de mémorisation et de maîtrise, d’audition et de transmission, ainsi que de recensement des textes et des noms de rapporteurs. Et l’envieux ne réussit pas et n’atteint aucun but profitable.
Ibn al-Athīr a dit dans « Al-Kāmil » : « Au cours de cette année, mourut Abū l-Futūḥ Asʿad ibn Maḥmūd al-ʿAjlī, auteur de “Tatimmat al-Tatimma”, c’est-à-dire : Asʿad ibn Abī l-Faḍāʾil Maḥmūd ibn Khalaf al-ʿAjlī, le juriste chaféite d’Ispahan, prédicateur et surnommé Muntajab al-Dīn. Il avait entendu (le hadith), étudié le fiqh, excellé dans ces domaines et avait composé “Tatimmat al-Tatimma” pour Abū Saʿd al-Harawī. Il était ascète et dévot. Il laissa également un “Commentaire sur les difficultés du Wasīṭ et du Wajīz”. »
Ibn Khallikān rapporta : « Il mourut au mois de Ṣafar de l’an 600 (de l’Hégire), à l’âge de quatre-vingt-cinq ans – qu’Allah lui fasse miséricorde. »