Il devint célèbre, puis il démissionna (1). Le calife ne l’accepta pas en raison de l’estime qu’il lui portait. Il sollicita alors l’intercession de son épouse (2), Sitt al-Mulūk, auprès de la mère du calife, laquelle jouissait d’une haute considération à ses yeux (3). Il obtint ainsi gain de cause et se rendit au poste de juge à Ḥamā, par affection qu’il avait pour cette cité (4). On lui en fit reproche (5). Malgré tout, il possédait nombre de vertus et composait de belles poésies. [Il mourut à Ḥamā au milieu du mois de Rajab (6).]
‒ ‘Ubayd (7) Allāh ibn ‘Alī ibn Naṣr ibn Ḥumrah (8), Abū Bakr al-Baghdādī, connu sous le nom d’Ibn al-Maristāniyya (9) : c’était l’un des éminents savants réputés. Il recueillit les ḥadiths et les transmit. Il exerçait la médecine et l’astrologie, maîtrisait les sciences anciennes et connaissait l’histoire des peuples. Il rédigea « Dīwān al-Islām fī Tārīkh Dār al-Salām » et l’ordonna en trois cent soixante volumes, mais cette œuvre ne gagna pas en notoriété. Il compila également la biographie d’Ibn Hubayra. Il prétendait descendre d’al-Ṣiddīq, ce qui suscita des critiques à son encontre, et l’on cita en exemple ces vers (10) (mètre al-wāfir) :
« Laisse donc les filiations et ne t’attaque pas à Taym… car la bâtardise peut surgir même de la lignée la plus authentique.
Te voilà devenu un enfant adopté au sein de Taym… comme Ḥayṣa Bayṣa se réclamant de Tamīm. »
‒ Ibn Najā (11) al-Wā‘iẓ (12) : ‘Alī ibn Ibrāhīm ibn Najā, Zayn al-Dīn Abū al-Ḥasan al-Dimashqī, le prédicateur ḥanbalite. Il se rendit à Bagdad, y étudia le fiqh et y écouta des ḥadiths, puis revint dans sa ville de Damas (13). Par la suite, il refit le voyage à Bagdad en tant qu’émissaire envoyé par Nūr.