De rite shafiʿite, il édifia une vaste école pour les adeptes de ce madhhab. Son comportement était exemplaire et d’une très grande qualité, tout comme son for intérieur.
Parmi les éminentes personnalités décédées à cette époque figurait également l’émir de haut rang, Falak ad-Dîn Abû Manṣûr : Sulaymân b. Shîrawah b. Jaldak, le demi-frère (du côté maternel) du roi al-Malik al-ʿÂdil. Il mourut le vingt-neuvième de Muḥarram et fut inhumé dans sa demeure, qu’il transforma en école, située à l’intérieur de la Porte al-Farâdîs, dans le quartier d’al-Iftaris. Il la dota pleinement du domaine appelé al-khamân. Puisse Dieu accepter son geste.
Quant au juge Ḍiyâʾ ash-Shahrazûrî (Abû al-Faḍâʾil al-Qâsim b. Yaḥyâ b. ʿAbd Allâh b. al-Qâsim ash-Shahrazûrî), originaire de Mossoul, il fut Qâḍî al-Quḍât (juge suprême) de Bagdad. Il était le neveu de Kamâl ad-Dîn ash-Shahrazûrî, juge suprême de Damas à l’époque de Nûr ad-Dîn. Lorsque ce dernier mourut en l’an soixante-seize, sous le règne de Salâḥ ad-Dîn, il légua à son neveu ce poste de juge. Celui-ci l’occupa, mais en fut par la suite destitué au profit d’Ibn Abî ʿAsrûn, avant d’être chargé d’une mission diplomatique auprès des rois. Il assuma ensuite la charge de juge dans sa ville natale de Mossoul, puis fut convoqué à Bagdad, où il exerça cette fonction pendant deux ans et quatre
(1) A, B : à eux.
(2) Dans T seule.
(3) Dans T : « ʿIlm ad-dīn Abū Manṣūr Sulaymān ibn Shirwāh ibn Jandar », et la notice se trouve à la fin des Rawḍatayn (33). Cela montre qu’il y a eu une confusion entre ʿIlm ad-dīn Sulaymān ibn Jandar, propriétaire dʿʿAzāz et Bghrās dont la biographie figure dans Wafayāt de l’année 587 de ce livre, et ce ʿUql ad-dīn. J’ai trouvé dans Wafayāt de l’année 599 de Tārīkh al-Islām la notice de ʿUql ad-dīn, l’émir surnommé al-Mubāraz Sulaymān ibn (puis l’auteur laisse un blanc), qui était le frère de sultan al-Malik al-ʿĀdil du côté maternel. Il est indiqué qu’il fut inhumé dans sa maison al-Falakiyya qu’il avait fondée comme école dans le quartier de Bāb al-Farādis, en précisant qu’il tenait cette information d’Abū Shāmah (12/1180). Mes yeux fatigués ne m’ont pas permis de retrouver le passage qu’Abū Shāmah cite à la fin des Rawḍatayn à ce moment-là. (Bashshār).
(4) Fin des Rawḍatayn : Shirwāh, et Manādamat al-Aṭlāl : Sharaf ; ainsi que ce qui se trouve ici dans T.
(5) T et quelques sources : Jandar.
(6) T : à son père.
(7) T : au dix-neuvième.
(8) T : son écriture, fin des Rawḍatayn : sa fondation.
(9) Le nom de cette école : al-Falakiyya, du nom de l’émir ʿUql ad-dīn.
(10) T : al-iftirās, et la notice de l’école dans Manādamat al-Aṭlāl (137).
(11) T : al-ḥammām ; fin des Rawḍatayn (33).
(12) Sa biographie se trouve dans Khuraydat al-Shām (2/343), fin des Rawḍatayn (35-36), Wafayāt al-Aʿyān (4/244) et al-ʿIbar (4/308).
(13) N’existe pas dans B.
(14) T : durant les jours de Ṣalāḥ ad-Dīn.
(15) T : ensuite il prit le pouvoir.