Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le fait pour une personne de parcourir les horizons lui apporte des vertus qu’elle ne possédait pas dans sa patrie. Ne vois-tu pas que le pion (au jeu d’échecs) gagne, grâce à ses déplacements, une valeur supérieure à son propre rang ?

La vénérable Dame Banafshâ bint ‘Abd Allâh, affranchie d’al-Mustadî’, était l’une de ses plus proches favorites. Après sa mort, elle devint l’une des femmes les plus charitables et bienfaisantes, prodiguant ses aumônes aux savants et aux pauvres. Elle bénéficiait d’une réputation importante sur la route du Ḥijâz et consacra aux hanbalites une école ainsi que des biens de waqf abondants. Elle fut inhumée dans le cimetière qui lui appartenait à Bagdad, près du tombeau de Ma‘rûf al-Karkhî.

Ibn al-Muḥtasib, le poète Abû al-Shukr Maḥmûd ibn Sulaymân ibn Sa‘îd al-Mawṣilî, connu sous le nom d’Ibn al-Muḥtasib, étudia le fiqh à Bagdad, puis voyagea dans différents pays. Il accompagna Ibn al-Shahrazûrî et revint à ses côtés. Lorsque celui-ci fut nommé juge de Bagdad, il lui confia la supervision des fondations de la Niẓâmiyya. Personnage érudit, il composait une poésie raffinée dont voici un extrait (sur la métrique dite « al-munṣariḥ ») :

« Accorde-nous, dans le pur jus du raisin, tout l’or que tu détiens.
Et engage-toi avec l’âme dans un marché
où s’investit ce que nous possédons comme biens.
Toute la monnaie de la bourse, l’homme sensé la trouve dérisoire
devant la saveur de sa salive.
Surtout si elle t’apparaît resplendissante comme l’or,
parée d’un collier de perles.
Elle brûle la main de celui qui fait circuler la coupe,
si la ronde s’arrête une heure dans la fournaise.
Quand elle se montre, [elle] ne s’empare pas de l’ouïe
avec la simple douceur du divertissement et du jeu. »

(1) Dans l'édition : « منها ». (2) Dans l'édition : « البيدق ». (3) Dans l'édition : « زينته ». (4) Dans l'édition : « ينفشا بنت عبد الله الست الجليلة ». (5) Dans la copie originale : « بنفسيا », et dans l'édition : « ينفشا ». Les deux sont des erreurs de copie. Sa traduction figure dans Ibn al-ʿAthīr (tome 9, p. 258), où l'on trouve « بنقشه », ainsi que dans le supplément de « al-Rawḍatayn » (p. 29) et dans « Tārīkh al-Islām » (tome 12, p. 1138). (6) Rapporté uniquement par l'édition. (7) Dans les deux sources principales, et dans l'édition : « عند ». L'ajout de « ما » ici relève du contexte. (8) Dans la copie originale et l'édition : « صدقات وبر ». (9) Sa notice biographique se trouve dans « Tārīkh al-Islām » (tome 12, pp. 1158-1159). (10) N'existe pas dans l'édition. (11) Il ne s'agit pas du poème ni de celui qui suit dans l'édition, où se trouve la phrase suivante : « وله أشعار في الخمر لا خير فيها تركتها تنزهًا عن ذلك وتقذرًا لها ». (12) Dans les deux sources principales, un mot n'est pas clair ; il pourrait être ainsi, Dieu sait, afin que le mètre poétique soit respecté (ع).
تَنَقُّلُ المَرْءِ في الآفاقِ يُكْسِبُهُ … مَحاسِنًا لَمْ يَكُنْ فيها (١) بِبَلْدَتِهِ أَمَا تَرى بَيْدَقَ (٢) الشَّطْرنجِ أَكْسَبَهُ … حُسْنُ التَّنَقُّلِ حُسْنًا فَوْقَ رُتْبَتِهِ (٣) الست الجليلة (٤) بنفشا بنت عبد الله (٥) : عتيقة المستضيء، وكانت من أكبر حظاياه، ثم صارت بعده من أكثر النساء صدقة وبرًا وإِحسانًا إِلى العلماء والفقراء، لها [بطريق الحجاز معروف كبير، وقفت على الحنابلة مدرسة وأوقافًا دارَّةً، ودفنت] (٦) في (٧) تربتها ببغداد عند تربة معروف الكرخي (٨) . ابن المحتسب الشاعر أبو الشكر: محمود (٩) بن سليمان بن سعيد الموصلي يعرف بابن المحتسب، تفقه ببغداد، ثم سافر إِلى البلاد، وصحب ابن الشهرزوري، وقدم معه، فلما ولي قضاء بغداد ولاه نظر أوقاف النظامية، وكان فاضلًا (١٠) يقول الشعر الرائق، فمن ذلك: [من المنسرح] (١١) أَسْلِفْ لَنا في سُلافَةِ العِنَبِ … جَميعَ ما تَقْتَني مِنَ الذَّهَبِ وَانْشبْ مَعَ النَّفْسِ في مُعامَلةٍ … فيها بما عِنْدَنا مِنَ النَّشَبِ جَميعَ ما في الهِمْيانِ يَحْقرُهُ الـ … ـعاقِلُ في لَثْمِ ريقها الشَّنبِ لا سِيَّما إِن أَتَتْكَ كالذَّهَبِ … قَدْ قَلَّدوها عَقْدًا مِنَ الحَبَبِ تَحْرِقُ كَفُّ المُديرِ إِن وقفَ الدَّ … وْرُ بها ساعَةً منَ اللَّهَبِ إِذَا بَدا [لم] (١٢) تَسْترق السَـ … ـمْعَ برِفْقِ اللَّهْوِ واللَّعبِ
(١) ط: منها. (٢) ط: البيدق. (٣) ط: زينته. (٤) ط: ينفشا بنت عبد الله الست الجليلة. (٥) أ: بنفسيا، وفي ط: ينفشا. وكلاهما تصحيف وترجمتها في ابن الأثير (٩/ ٢٥٨) وفيه: بنقشه، وذيل الروضتين (٢٩) وتاريخ الإسلام (١٢/ ١١٣٨). (٦) عن ط وحدها. (٧) في الأصلين و ط: عند. وما هنا للسياق. (٨) بعدها في أ، ط: صدقات وبر. (٩) ترجمته في تاريخ الإسلام (١٢/ ١١٥٨ - ١١٥٩). (١٠) ليس في ط. (١١) ليست القصيدة. ولا التي تليها في ط، ومكانهما العبارة التالية: وله أشعار في الخمر لا خير فيها تركتها تنزهًا عن ذلك وتقذرًا لها. (١٢) في الأصلين كلمة لا تبين، ولعلها تكون هكذا، والله أعلم، لكي يستقيم وزن الشعر (ع).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies