Il étudia le recueil de at-Tirmidhî auprès d’Abû al-Fath al-Karûkhî(1) et celui de an-Nasâ’î auprès d’Abû al-Hasan ‘Alî ibn Ahmad al-Yazdî(2). Puis il arriva à Damas où il assura la fonction de prédicateur (khatîb) et l’enseignement des ouvrages d’al-Ghazâlî. Il était ascète, pieux, d’une bonne conduite et imposait le respect lorsqu’il s’agissait de défendre la vérité.
[Son décès](3) advint un mardi, le dix-neuf Rabî‘ al-Awwal. Il fut inhumé au cimetière de Bâb as-Saghîr, près des tombes des martyrs, et le jour de ses funérailles fut un jour(4) mémorable. Après lui, la fonction de khatîb revint au fils de son frère, Muhammad ibn Abî al-Fadl ibn Zayd, qui l’exerça durant trente-sept ans. D’aucuns affirment que ce fut plutôt son propre fils, Jamâl ad-Dîn Muhammad(5). Or Ibn az-Zakî avait nommé auparavant son fils, az-Zakî at-Tâhir(6), qui ne dirigea la prière qu’une seule fois. Jamâl ad-Dîn intercéda alors auprès de l’émir ‘Alam ad-Dîn(7), frère d’al-‘Âdil, qui le désigna à ce poste, et il l’occupa jusqu’à sa mort en l’an 635.
Le shaykh ‘Alî ibn Muhammad ibn Ghulays(8), le Yéménite, était un dévot et un ascète(9). Il résidait à l’est de la «kalâssa»; il avait des états spirituels et des stations particulières que le shaykh ‘Alam ad-Dîn as-Sakhâwî relate de lui, et Abû Shâma les rapporte dans son «Dhayl»(10).
As-Sadr Abû ath-Thanâ’ Hammâd ibn Hibat Allâh ibn Hammâd al-Harrânî, le commerçant(11), naquit l’année onzième, l’année [de la naissance](12) de Nûr ad-Dîn ibn Zankî(13). Il entendit des hadiths à Bagdad, en Égypte et dans d’autres [pays, et transmit](14). Il mourut en dhû al-hijja. L’un de ses poèmes est le suivant(15), extrait du mètre al-basît.