Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Cette année-là, un violent tremblement de terre se produisit : il commença au Bilād al-Shām, puis toucha l’al-Jazīra, les terres byzantines et l’Irak. Sa plus grande intensité et son principal foyer se trouvèrent en al-Shām, où de nombreuses maisons s’effondrèrent (1). De nombreux quartiers furent détruits et un affaissement se produisit (2) dans un village du territoire de Bosra. Quant aux côtes du Levant et aux régions avoisinantes, elles subirent de lourdes pertes (3), et l’on dénombra d’importants dégâts (4). De nombreux secteurs de Tripoli, Tyr, Acre et Naplouse (5) furent ravagés. À Naplouse, seul subsista le quartier des Samaritains, tandis que trente mille personnes périrent (6) ensevelies sous les décombres dans la ville et ses alentours.

Une grande partie du minaret oriental (7) de la Grande Mosquée de Damas s’effondra, ainsi que quatorze balcons (8) et la plus grande partie du quartier d’al-Kallāsa et du bīmāristān (hôpital) an-Nūrī (9). La population sortit sur les places publiques pour implorer secours. La plus grande partie de la citadelle de Baalbek s’écroula, malgré la solidité de sa construction. La mer se divisa (10) jusqu’à Chypre, rejetant vers le rivage des embarcations (11), puis elle se propagea vers l’est, provoquant l’effondrement de nombreuses maisons (12) et la mort d’une multitude incalculable de personnes. Ainsi, l’auteur de « Miroir du temps » rapporte qu’environ un million cent mille âmes périrent cette année-là à cause du séisme (13), selon ce qu’il cite dans « Le Supplément aux Deux Jardins » (14).

Parmi ceux qui décédèrent cette année-là parmi les notables et les illustres (15), on compte : le shaykh Abū al-Faraj Ibn al-Jawzī (16), à savoir ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAlī ibn Muḥammad ibn ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Ḥummādā ibn

(1) Le récit n'est pas dans B. (2) Il n'est pas dans A. (3) A, B : Quant aux « Sawaḥil », il a disparu. (4) A : Il y est. (5) T : Et elle a été détruite. (6) Seule T en parle. (7) T : À Damas, dans sa mosquée. (8) A, T : Shurāfa. (9) T : Et l’hôpital (al-Māristān). (10) B : Sa construction, et il s’est fendu. (11) Dans les deux originaux, et T : suppression. Ce passage ici provient de la fin des « Rawḍatayn ». (12) T : En raison de cela. (13) A, B : environ, erreur. (14) Leur emplacement selon T : tué en dessous ; il a été dit que personne n’a dénombré ceux qui sont morts là, et Dieu, exalté soit-Il, sait. Je dis : ce propos n’apparaît pas dans la fin des « Rawḍatayn » imprimée. (15) T : Et parmi eux sont décédés des notables. (16) Sa biographie se trouve dans Ibn al-ʿAthīr (9/255), Murʾāt al-Zamān (8/841), il a une notice dans la fin des « Rawḍatayn » (pp. 21-28), dans Wafayāt al-Aʿyān (3/140-142), Abū al-Fidāʾ (3/101), Tārīkh al-Islām (12/1100-1114), al-ʿIbar (4/297-298), Tadhkirat al-Ḥuffāẓ (1342), Murʾāt al-Janān (3/486-492) et la fin d’Ibn Rajab (1/399-433).
وفيها: كانت زلزلة عظيمة ابتدأت من بلاد الشام إِلى الجزيرة وبلاد الروم والعراق، وكان جمهورها وعظمها (١) بالشام، تهدمت منها دور كثيرة، [وتخربت محالُّ كثيرة، وخسف] (٢) بقرية من أرض بصرى، [وأما سواحل الشام وغيرها فهلك] (٣) فيها (٤) شيء كثير، وخربت (٥) محال كثيرة من طرابلس وصور وعكا ونابلس، ولم يبق بنابلس سوى حارة السامرة ومات بها وبقراها (٦) ثلاثون الفًا تحت الردم، وسقط طائفة كثيرة من المنارة الشرقية [بجامع دمشق] (٧) ، وأربع عشرة، شرفة (٨) منه، وغالب الكلاسة والبيمارستان (٩) النوري، وخرج الناس إِلى الميادين يستغيثون، وسقط غالب قلعة بعلبك مع وثاقة بنيانها، وانفرق (١٠) البحر إِلى قبرص، وقد قذف (١١) بالمراكب منه إِلى ساحله، وتعدى إِلى ناحية الشرق فسقط بسببها (١٢) دور كثيرة ومات أمم لا يحصون ولا يُعدُّون حتى قال صاحب "مرآة الزمان" : إِنه مات في هذه السنة بسبب الزلزلة نحو (١٣) من ألف ألف ومئة ألف إِنسان، [نقله في "ذيل الروضتين" عنه] (١٤) . [وممن توفي في هذه السنة من المشاهير والأعيان] (١٥) : الشيخ أبو الفرج بن الجوزي (١٦) : عبد الرحمن بن علي بن محمد بن عُبيد الله بن عبد الله بن حُمَّادَى بن
(١) الخبر ليس في ب. (٢) ليس في أ. (٣) أ، ب: وأما السواحل فهلك. (٤) أ: فيه. (٥) ط: وأخربت. (٦) عن ط وحدها. (٧) ط: بدمشق بجامعها. (٨) أ، ط: شرافة. (٩) ط: والمارستان. (١٠) ب: بنائها وانفلق. (١١) في الأصلين وط: حذف. وما هنا عن ذيل الروضتين. (١٢) ط: بسبب ذلك. (١٣) أ، ب: نحوًا. خطأ. (١٤) مكانهما في ط: قتلًا تحتها، وقيل إِن أحدًا لم يحص من مات فيها، والله سبحانه أعلم. قلت: وهذا الكلام غير وارد في ذيل الروضتين المطبوع. (١٥) ط: وفيها توفي من الأعيان. (١٦) ترجمته في ابن الأثير (٩/ ٢٥٥) ومرآة الزمان (٨/ ٨٤١) وله ترجمة في ذيل الروضتين (٢١ - ٢٨) وفي وفيات الأعيان (٣/ ١٤٠ - ١٤٢) وأبو الفداء (٣/ ١٠١) وتاريخ الإسلام (١٢/ ١١٠٠ - ١١١٤) والعبر (٤/ ٢٩٧ - ٢٩٨) وتذكرة الحفاظ (١٣٤٢) ومرآة الجنان (٣/ ٤٨٦ - ٤٩٢) وذيل ابن رجب (١/ ٣٩٩ - ٤٣٣).

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