Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Hizqa (1), fils d’Aḥaz, fils de Mūthām, fils de ‘Azaryā, fils de Yoram, fils de Yoūshafāṭ, fils d’Ishā, fils d’Ibā, fils de Roboam, fils de Salomon, fils de David – que la paix soit sur lui –.

(2) Cela contredit ce qu’a rapporté Muḥammad ibn Isḥāq, mais il n’y a aucune divergence sur le fait qu’elle descend de la lignée de Dāwud – que la paix soit sur lui –. Son père, ‘Imrān, était responsable de la prière des Enfants d’Israël à son époque. Sa mère, Ḥanna, fille de Fāqūd ibn Qubayl, était au nombre des adoratrices. Selon l’avis majoritaire, le prophète Zakariyyā, prophète de cette époque, était l’époux de la sœur de Maryam, nommée Ashyā‘. D’après une autre opinion, il aurait été l’époux de sa tante maternelle, et Dieu est plus savant (3).

Par ailleurs, Muḥammad ibn Isḥāq et d’autres (4) rapportent que la mère de Maryam ne pouvait pas concevoir. Un jour, elle vit un oiseau nourrir son oisillon, en éprouva un vif désir d’avoir un enfant et fit vœu à Dieu que si elle tombait enceinte, elle vouerait son enfant à Son service (muḥarrar), c’est-à-dire totalement dédié à la Maison sainte (Bayt al-Maqdis). Ils mentionnent alors qu’elle eut ses menstrues sur-le-champ, puis, après s’être purifiée, son époux eut des rapports avec elle et elle tomba enceinte de Maryam – sur elle la paix –. « Lorsqu’elle l’eut mise au monde, elle dit : “Seigneur, voilà que je l’ai enfantée, une fille !” – et Dieu savait mieux ce qu’elle avait enfanté. » On a également récité ce passage en prononçant la lettre “tā” avec une damma (u) (5). « Et le garçon n’est pas comme la fille », c’est-à-dire qu’en ce temps-là, on offrait plutôt des garçons pour servir la Maison sainte. En effet, ils avaient pour habitude de vouer leurs enfants au service de Bayt al-Maqdis.

Quant à la parole : « et je l’ai nommée Maryam », on s’en sert pour déduire qu’il est permis de nommer l’enfant au jour de sa naissance. Cela est confirmé par ce qui est rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ (6) au sujet d’Anas, qui emmena son jeune frère auprès du Messager de Dieu – que la prière et la paix soient sur lui – : le Prophète mâcha une datte et la lui mit dans la bouche (taḥnīk), puis le nomma ʿAbdullāh.

De même, selon la version rapportée d’Al-Ḥasan, d’après Samura, remontant au Prophète (marfūʿ) : « Tout nouveau-né est engagé par son ʿaqīqa : on l’égorge pour lui le septième jour, on lui donne un nom et on lui rase la tête. » Rapporté par Aḥmad (7), par les Ahl as-Sunan (8) et déclaré authentique par al-Tirmidhī. Et il est mentionné dans certaines autres versions

(1) N'existe pas dans B. (2) Histoire de la ville de Damas, biographies des femmes (343). (3) Histoire de Tabari (1/585). (4) Exégèse de Tabari (3/157). (5) C'est-à-dire : « j'ai placé », lecture d'Ibn ʿĀmir et Abū Bakr, les autres lisent : « wadaʿtu » avec un tanwīn, cf. Hujjat al-Qirāʾāt (160-161). Tabari a corrigé cette deuxième lecture, avec un tāʾ en sukun, dans son Tafsir (3/159). (6) Dans al-Bukhari : n° (5542), dans les sacrifices et la chasse, chapitre sur le marquage et la marque sur l'animal. Et Muslim (2119) (110), dans l'habillement et la parure, chapitre sur la permission de marquer l'animal non humain ailleurs que sur le visage. Il en va de même dans Abū Dāwūd (2563), dans le jihad, chapitre sur le marquage des bêtes. Le hadith a des variantes indiquant qu'Anas a pris un enfant de la mère de Sulaym et ʿAbdullāh ibn Abī Ṭālibah. Ces hadiths sont rapportés dans Jāmiʿ al-ʾUṣūl (1/366-369, et 11/757). (7) Al-Musnad (5/7-8, 12, 17, 22). Avec quelques légères différences dans certaines formulations. Al-ʿAqīqah : les cheveux qui poussent à la naissance de tout nouveau-né, d'où le nom de la mouton sacrifié pour le nouveau-né le septième jour : ʿAqīqah. (8) Rapporté par Abū Dāwūd (2837), (2838), dans les sacrifices, chapitre sur l'ʿAqīqah, et al-Tirmidhī (1522) et (1522 M), Ibn Mājah dans les sacrifices (3165), et an-Nasāʾī (7/166) dans l'ʿAqīqah, qui se trouve dans son Sunan al-Kubrā (4546) et (4547) sur les sacrifices.
حزقا] (١) بن احاز بن موثام بن عزريا بن يورام بن يوشافاط ابن ايشا بن ايبا بن رحبعام بن سليمان بن داود (عليه السلام) (٢) . وفيه مخالفة لما ذكره محمد بن إسحاق، ولا خلاف أنها من سلالة داود (عليه السلام) ، وكان أبوها عمران صاحبَ صلاة بني إسرائيل في زمانه، وكانت أمها وهي حَنَّة بنت فاقود بن قبيل من العابدات، وكان زكريا نبي ذلك الزمان زوج أخت مريم أشياع في قول الجمهور. وقيل: زوج خالتها أشياع فاللّه أعلم (٣) . وقد ذكر محمد بن إسحاق وغيره (٤) أن أم مريم كانت لا تحبل، فرأت يومًا طائرًا يزقُّ فَرخًا له، فاشتهت الولد، فَنَذرت للّه إن حملت لتجعلَنَّ ولدها مُحَرَّرًا، أي: حبيسًا في خدمة بيت المقدس. قالوا: فحاضت من فورها، فلما طَهُرت واقَعَها بعلُها، فحملت بمريم (رضي الله عنها) ﴿فَلَمَّا وَضَعَتْهَا قَالَتْ رَبِّ إِنِّي وَضَعْتُهَا أُنْثَى وَاللَّهُ أَعْلَمُ بِمَا وَضَعَتْ﴾ وقُرِئ بضم التاء (٥) ﴿وَلَيْسَ الذَّكَرُ كَالْأُنْثَى﴾ أي في خدمة بيت المقدس. وكانوا في ذلك الزمان ينذرون لبيت المقدس خدّاما من أولادهم. وقولها: ﴿وَإِنِّي سَمَّيْتُهَا مَرْيَمَ﴾ استُدل به على تسمية المولود يوم يولد. وكما ثبت في الصحيحين (٦) عن أنس في ذهابه بأخيه إلى رسول اللّه ﷺ فَحنَّكَ أخاهُ وسمَّاه عبد اللّه. وجاء في حديث الحسن عن سَمُرة مرفوعًا "كُلُّ غُلامٍ رَهِيْنَةٌ بِعَقِيْقَتِهِ تُذْبَحُ عَنْهُ يَوْمَ سَابِعِهِ ويُسَمَّى ويُحْلَقُ رَأْسُه" . رواه أحمد (٧) ، وأهل السنن (٨) ، وصحّحه الترمذي. وجاء في بعض
(١) ليست في ب. (٢) تاريخ مدينة دمشق، تراجم النساء (٣٤٣). (٣) تاريخ الطبري (١/ ٥٨٥). (٤) تفسير الطبري (٣/ ١٥٧). (٥) أي: وضعتُ، وهي قراءة ابن عامر وأبي بكر، وقرأ الباقون: وضعت بالسكون حجة القراءات (١٦٠ - ١٦١). وقد صوب الطبري القراءة الثانية، بسكون التاء، تفسيره (٣/ ١٥٩). (٦) في البخاري: رقم (٥٥٤٢)، في الذبائح والصيد، باب الوسم والعلم في الصورة. ومسلم (٢١١٩) (١١٠)، في اللباس والزينة، باب جواز وسم الحيوان غير الآدمي في غير الوجه. كذلك أخرجه أبو داود (٢٥٦٣)، في الجهاد، باب في وسم الدواب. وللحديث روايات تشير إلى أن أنسًا ﵁ ذهب بولد لأم سليم، وبعبد اللّه بن أبي طلحة والأحاديث مخرجة في جامع الأصول (١/ ٣٦٦ - ٣٦٩، و ١١/ ٧٥٧). (٧) المسند (٥/ ٧ - ٨، ١٢، ١٧، ٢٢). وفيه اختلاف يسير في بعض ألفاظه. والعقيقة: الشعر الذي يولد عليه كل مولود، ومنه سميت الشاة التي تذبح عن المولود يوم أسبوعه: عقيقة. (٨) أخرجه أبو داود (٢٨٣٧)، (٢٨٣٨)، في الأضاحي، باب في العقيقة، والترمذي (١٥٢٢) و (١٥٢٢ م) وابن ماجة في الذبائح (٣١٦٥)، والنسائي (٧/ ١٦٦) في العقيقة، وهو في سننه الكبرى (٤٥٤٦) و (٤٥٤٧) في الأضاحي.

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