Il fit l’éloge d’al-Muqtafi, d’al-Mustanjid, puis de son fils al-Mustadiʾ et de son fils an-Nasir, et il le nomma naqīb (1). C’était un cheikh imposant, âgé de plus de quatre-vingts ans (2). Ibn as-Saʿī rapporte de nombreuses poésies composées par lui, dont ce qui suit (3) :
[Mètre : al-kāmil tronqué]
« Supporte les vicissitudes du temps,
car il ne demeure pas toujours sur la même voie.
Le décret divin est antérieur ; sois-en satisfait,
et ne recherche pas sa réalité profonde.
Combien de fois te surpasse-t-il un instant,
t’offrant tour à tour aisance et gêne.
Toujours, des premiers aux derniers jours,
il se maintient sur ce chemin. » (4)(5)(6)
[La dame ʿAdhrāʾ, fille de Shahanshah ibn Ayyūb]
(7)
En cette année, la dame ʿAdhrāʾ, fille de Shahanshah ibn Ayyūb, s’éteignit et fut inhumée dans son école (8) située à l’intérieur de Bāb an-Naṣr. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
[La dame Khātūn]
(9)
Quant à la dame Khātūn, mère d’al-Malik al-ʿĀdil, elle fut enterrée (10) dans sa demeure à Damas, voisine de la maison d’Asad ad-Dīn Shīrkūh (11).
[Ensuite vint l’année 594 (de l’Hégire)]
Au cours de cette année, les Francs rassemblèrent leurs troupes (12) et s’avancèrent pour assiéger Tibnīn. Al-ʿĀdil fit donc appel aux fils de son frère pour les combattre.