Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils empruntèrent une voie et se réfugièrent dans les mosquées principales, se soumettant à l’épreuve le cou humble, le visage soumis, et l’âme détournée de la famille et des biens. Ils jetaient des regards furtifs, redoutant la survenue de tout grand malheur. Leurs attaches à la vie furent coupées et les chemins de salut leur semblèrent obscurcis. Ils se prirent alors à réfléchir à ce qui allait advenir, puis s’élevèrent pour prier, aspirant à faire partie de ceux qui restent constants dans cette pratique.

Jusqu’à ce que Dieu autorise l’apaisement et accorde aux veilleurs le repos. Dès lors, chacun saluait son compagnon et le félicitait de la sûreté de son chemin, s’imaginant ressuscité après le Souffle (dans la Trompe) et réveillé après le Cri et l’Appel, convaincu que Dieu lui avait rendu son avantage et l’avait fait revivre après avoir failli le surprendre. Les nouvelles rapportèrent alors que l’épreuve avait brisé des navires en mer, déraciné des arbres dans les régions désertiques et fait périr un grand nombre de voyageurs. Certains prirent la fuite, mais elle ne leur servit à rien.

Il poursuivit en disant : « Que l’assemblée ne pense pas que j’aie laissé filer la plume de travers, ou que mon savoir soit vide. L’affaire est plus considérable encore, mais Dieu nous a préservés. Nous espérons qu’Il nous a réveillés par ce dont Il nous a instruits, et nous a avertis par ce qui nous préoccupait. De tous Ses serviteurs, nul n’a considéré la Résurrection de ses propres yeux sans réclamer ensuite une preuve supplémentaire, hormis les habitants de notre contrée. Jamais les Anciens n’ont relaté pareille épreuve, et nul précédent ne l’a devancée dans la liste des grandes afflictions. Louange à Dieu qui, par Sa grâce, nous a permis de l’évoquer, plutôt qu’on ne l’évoque à notre propos. Nous L’implorons de nous écarter de l’avidité et de l’orgueil, et de ne point nous compter parmi les gens de la ruine et de la perdition. »

La même année, le cadi al-Fâdel, depuis l’Égypte, écrivit au roi al-‘Adil à Damas pour l’exhorter à combattre les Francs.

(1) B : sur les biens et la famille. (2) A : leur raison et Allgemein. (3) T : sur. (4) B : ils étaient dessus. (5) N'est pas dans T. (6) A : les émigrants, T : les hésitants. (7) T : musulman. (8) N'existe pas dans A. (9) B : sur le premier jour du mois. (10) Seulement dans T. (11) N'existe pas dans B. (12) T : (non). (13) A, T : sauf de, al-Rawḍatayn (2/232). (14) B : après lui. (15) B : notre esprit et il a écrit. (16) B : des terres d'Égypte.
سبيلًا، فاعتصموا بالمساجد الجامعة، وأذعنوا للنازلة بأعناق خاضعة، بوجوه عانية، ونفوس عن الأهل والمال سالية (١) ، ينظرون من طرف خفي، ويتوقَّعون أي خطب جلي، قد انقطعت من الحياة علقهم (٢) ، وعميت عن النجاة طرقهم، ووقعت الفكرة فيما هم عليه قادمون، وقاموا إِلى (٣) صلاتهم، وودُّوا لو كانوا (٤) من الذين هم (٥) عليه دائمون، إِلى أن أذن الله بالرُّكود، وأسعف الهاجدين (٦) بالهجود، فأصبح كلٌّ يسلِّم (٧) على (٨) رفيقه ويهنيه بسلامة طريقه، ويرى أنه قد بُعث بعد النفخة، وأفاق بعد الصيحة والصرخة، وأن الله قد رد له الكرة، وأحياه بعد أن كاد يأخذه على غِرة (٩) ، ووردت الأخبار بأنها قد (١٠) كسرت المراكب في البحار، والأشجار في القفار، وأتلفت خلقًا كثيرًا من السفَّار، ومنهم (١١) من فرّ فلم (١٢) ينفعه الفرار. إِلى أن قال: ولا يحسب المجلس أني أرسلت القلم مُحَرَّفًا، والعلم مُجَوَّفًا، فالأمر أعظم، ولكن الله سلَّم، ونرجو أن الله قد أيقظنا بما به وعظنا، ونبهنا بما فيه ولهنا، فما من عباده من (١٣) رأى القيامة عيانًا، ولم يلتمس عليها من بعد (١٤) ذلك برهانًا، إِلا أهل بلدنا، فما قص الأولون مثلها في المثلات، ولا سبقت لها سابقة في المعضلات، والحمد لله الذي من فضله قد جعلنا نخبر عنها، ولا يُخْبَر عنَّا، ونسأل الله أن يصرف عنا عارض الحرص والغرور، ولا يجعلنا من أهل الهلاك والثبور. وفيها (١٥) : كتب القاضي الفاضل من مصر (١٦) إِلى الملك العادل بدمشق يحثُّه على قتال الفرنج،
(١) ب: عن المال والأهل. (٢) أ: عقلهم وعمت. (٣) ط: على. (٤) ب: كانوا عليها. (٥) ليس في ط. (٦) أ: المهاجرين، ط: الهاجدون. (٧) ط: مسلم. (٨) ليس في أ. (٩) ب: على الغرة. (١٠) عن ط وحدها. (١١) ليس في ب. (١٢) ط: (فلا). (١٣) أ، ط: إِلَّا من، الروضتين (٢/ ٢٣٢). (١٤) ب: من بعده. (١٥) ب: أراعنا وقد كتب. (١٦) ب: من الديار المصرية.

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