16 – Puis vint ʿImād(1) ad-Dīn Shādī pour la mère de son enfant.
17 – Et Naṣr(2) ad-Dīn Marwād(3) également pour une mère d’enfant.
Quant à la fille, il s’agit de Muʾnisa Khātūn, qu’épousa son cousin germain, le roi al-Kāmil Muḥammad Ibn al-ʿĀdil Abū Bakr Ibn Ayyūb – que Dieu leur fasse miséricorde(4).
S’il ne laissa ni richesses ni propriétés, ce fut en raison de l’abondance de ses largesses, de ses dons, de ses aumônes, et de sa bienveillance envers ses émirs, ses vizirs et ses alliés, voire même envers ses ennemis. Nous avons déjà mentionné ce qui prouve en grande partie tout cela(5). Par ailleurs, il était modeste dans sa tenue vestimentaire, sa nourriture, sa boisson(6) et sa monture : il ne portait que du lin, du coton(7) et de la laine, et l’on ne sait pas qu’il ait commis une chose réprouvée après que Dieu lui eut accordé la royauté. Bien au contraire, son souci majeur et son objectif suprême résidaient dans le soutien de l’islam et l’anéantissement de ses vils ennemis(8). Il y consacrait sa réflexion(9) et consultait ceux en qui il avait confiance, de jour comme de nuit, en secret comme en public. Cela s’ajoutait aux nombreuses vertus et qualités dont il jouissait, ainsi qu’à la diversité de ses connaissances—en langue, en belles-lettres et en histoire.
On dit même qu’il connaissait par cœur l’intégralité de « l’Hamāsa ». Il était assidu à l’accomplissement des prières à leurs temps en congrégation(10), et l’on rapporte qu’il ne manqua aucune prière en groupe durant de longues années, pas même dans la maladie(11) qui précéda sa mort. L’imam venait jusqu’à lui, et il se levait tant bien que mal malgré sa faiblesse(12). Il comprenait les débats et les discussions qui se déroulaient en sa présence et y prenait part de façon convenable, même s’il n’employait pas toujours l’expression technique consacrée. Le quṭb an-Nīsābūrī(13) avait rédigé pour lui une profession de foi qu’il connaissait par cœur et qu’il apprenait à ses enfants assez grands pour l’assimiler. Il affectionnait l’audition du Noble Coran(14) et s’y adonnait régulièrement.