Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Qui donc se tiendra pour la grandeur, qui pour les sommets [qui pour la bonne direction] ? (1) … Qui le protégera ? Qui pour la vaillance, qui pour la générosité ?

Il rechercha la pérennité de sa royauté dans l’au-delà, car il ne se fiait pas à la permanence du pouvoir éphémère. (2)

Un océan dont la bienfaisance changea la terre ferme en mer ; et par son épée furent conquises les contrées littorales. (3)

En ses jours, ceux qui défendaient la vérité, grâce à sa puissance, repoussaient les porte-étendards de l’erreur. Quant à ses victoires — dont Jérusalem fut l’une des premières — elles lui laissèrent une renommée incomparable qui ne souffre aucune rivalité. (4)

Je n’aurais pas invoqué la forte pluie pour abreuver ta tombe, (5) car j’ai vu ta largesse rendre toute averse honteuse. Que la satisfaction de Dieu t’arrose, car je ne saurais me contenter de l’arrosage par les nuages qui se déversent.

[À propos de ce qu’il laissa et un aperçu de sa biographie]

Al-ʿImād et d’autres rapportent qu’il ne laissa dans son trésor qu’une seule pièce d’or (6) — c’est-à-dire un seul dinar de Tyr (7) — et trente-six dirhams. Selon d’autres, il s’agirait plutôt de quarante-sept dirhams. Il ne laissa ni maison, ni propriété, ni ferme, ni aucun toit (9), ni aucun bien de quelque nature que ce fût.

Et pourtant, il avait dix-sept fils et une fille, outre ceux décédés de son vivant ; parmi les fils qui lui survécurent, on en compte seize :

  1. Le plus âgé est le roi al-Afḍal Nūr ad-Dīn ʿAlī, né en Égypte en l’an 565, dans la nuit qui suivit la fête de l’Aïd al-Fitr.
  2. Puis vient al-ʿAzīz ʿImād ad-Dīn Abū al-Fatḥ ʿUthmān, né en Égypte également, au mois de Jumādā al-Ūlā de l’an 567. (10)
  3. Ensuite, aḍ-Ḍhāfir Muẓaffar ad-Dīn Abū al-ʿAbbās al-Khaḍr (11), né en Égypte au mois de Shaʿbān de l’an 568 ; il est le frère germain d’al-Afḍal.
(1) N'existe pas dans A. (2) A : des gens. (3) T : immédiat. (4) A : son rejet. (5) Al-Rawdatan et al-Dīwān : sans toi. (6) N'existe pas dans B. (7) Rapporté seulement dans T. (8) Dans les deux manuscrits ; T : formellement, et le rapport dans Abū al-Fidāʾ (3/88). (9) T : un jardin, et le rapport dans al-Rawdatan (2/217). (10) Ce qui est entre crochets se trouve dans B après al-Ẓāfir. (11) N'existe pas dans A.
مَنْ لِلْعُلَى مَنْ لِلذُّرَى [مَنْ لِلْهُدَى] (١) … يَحْمِيهِ؟ مَنْ لِلْبَأْس (٢) مَنْ لِلنَّائِلِ؟ طَلَبَ البَقاءَ لملْكِه فِي آجلٍ … إِذْ لَمْ يَثِقْ بِبَقاءَ مُلْكِ العَاجِل (٣) بَحْرٌ أَعادَ البَرَّ بَحْرًا بِرُّهُ … وبِسَيْفِهِ فُتِحَتْ بلادُ السَّاحِلِ مَنْ كانَ أَهْلُ الحق في أيَّامِهِ … وبِعِزِّهِ يُرْدونَ أَهْلَ الباطِلِ وَفتوحُهُ والقُدْسُ مِنْ أَبْكَارِها (٤) … أَبْقَتْ لَهُ فَضْلًا بِغَيْرِ مُساجلِ ما كُنْتُ أسْتَسْقِي لقَبْركَ (٥) وابلًا … وَرَأَيْتُ جُودَكَ مُخْجِلًا لِلْوَابِل فَسَقَاكَ رضوانُ الإلهِ لأنَّنِي … لا أَرْتَضِي سُقْيا الغَمامِ الهاطِلِ [ذكر تركته وشيء من ترجمته] قال العماد وغيره: لم يترك في خزانته من الذهب سوى جرم واحد (٦) -أي (٧) دينار واحد- صوري (٨) وستة وثلاثين درهمًا. وقال غيره: سبعة وأربعين درهمًا، ولم يترك دارًا ولا عقارًا ولا مزرعة ولا سقفًا (٩) ، ولا شيئًا من أنواع الأملاك. هذا وله من الأولاد سبعة عشر ذكرًا وابنة واحدة، وتوفي له في حياته غيرهم، والذين تأخَّروا بعده ستة عشر ذكرًا: ١ - أكبرهم الملك الأفضل نور الدين علي، ولد بمصر سنة خمس وستين ليلة عيد الفطر. ٢ - [ثم العزيز عماد الدين أبو الفتح عثمان، ولد بمصر أيضًا في جمادى الأولى سنة سبع وستين] (١٠) . ٣ - ثم الظافر مظفر الدين أبو العباس الخضر (١١) ، ولد بمصر في شعبان سنة ثمان وستين، وهو شقيق الأفضل.
(١) ليس في أ. (٢) أ: من الناس. (٣) ط: عاجل. (٤) أ: إِنكارها. (٥) الروضتين والديوان: بغيرك. (٦) ليس في ب. (٧) عن ط وحدها. (٨) في الأصلين وط: صوريًا، والخبر في أبي الفداء (٣/ ٨٨). (٩) ط: بستانًا، والخبر في الروضتين (٢/ ٢١٧). (١٠) ما بين المعقوفين جاء في ب بعد الظافر. (١١) ليس في أ.

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