Il saisit alors son cou et dit : « Voulez-vous que je vous offre une rançon pour vous échapper ? » Il se mit donc à racheter sa personne auprès d’eux, tantôt par un peu, tantôt par beaucoup, jusqu’à ce qu’il se libère. Et je vous recommande de beaucoup invoquer Allah (– Exalté soit-Il –), car cela s’apparente à l’exemple d’un homme que l’ennemi poursuit à toute vitesse ; il parvient à un refuge fortifié et s’y retranche. De même, le serviteur est le mieux protégé du Diable lorsqu’il est dans le rappel d’Allah (– Exalté soit-Il –).
Il a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) déclara : “Et moi, je vous commande cinq choses qu’Allah m’a ordonné de respecter : l’union (al-jamā‘ah), l’écoute, l’obéissance, l’émigration et le combat dans la voie d’Allah. Car celui qui se sépare de la communauté ne serait-ce que de la largeur d’un empan a ôté le lien de l’islam de son cou, à moins qu’il ne revienne. Et quiconque appelle sous l’étendard de la Jāhiliyyah (l’état préislamique) fait partie des bûches de l’Enfer (1).” »
Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, même s’il jeûne et prie ? » Il répondit : « Même s’il jeûne et prie et prétend être musulman. Appelez les musulmans par les noms qu’Allah (– Exalté soit-Il –) leur a donnés : “musulmans, croyants, serviteurs d’Allah (– Exalté soit-Il –).” »
Ainsi, Abū Ya‘lā rapporta ce hadith d’après Hudbah ibn Khālid, d’après Abān ibn Yazīd, d’après Yahyā ibn Abī Kathīr, selon cette même chaîne de transmission (2). De même, al-Tirmidhī le rapporte à partir du hadith d’Abū Dāwūd al-Ṭayālisī (3) et de Mūsā ibn Ismā‘īl (4), tous deux d’après Abān ibn Yazīd al-‘Aṭṭār, selon la même narration. Al-Nasā’ī (5) le rapporte également d’après Hishām ibn ‘Ammār, d’après Muḥammad ibn Shu‘ayb ibn Sābūr, d’après Mu‘āwiyah ibn Sallām, d’après son frère Zayd ibn Sallām, d’après Abū Sallām, d’après al-Ḥārith al-Ash‘arī, selon la même version. Al-Ḥākim (6) le rapporte aussi par la voie de Marwān ibn Muḥammad al-Ṭāṭarī, d’après Mu‘āwiyah ibn Sallām, d’après son frère, selon la même chaîne. Puis il déclara : « Marwān al-Ṭāṭarī est le seul à l’avoir transmis de Mu‘āwiyah ibn Sallām. » J’ai répondu : « La réalité n’est pas telle qu’il l’a prétendu. » Al-Ṭabarānī (7) le rapporte également d’après Muḥammad ibn ‘Abdah, d’après Abū Tawbah al-Rabī‘ ibn Nāfi‘ (8), d’après