Sa mère (1), Sitt al-Cham bint Ayyoub, qui fut la bienfaitrice des deux « ach-Châmiyyat » à Damas, décéda également dans la nuit du vendredi 19 Ramadan. Le sultan fut ainsi affligé, au cours de cette même nuit, par la perte de son neveu et de sa nièce, lesquels figuraient parmi ses plus grands soutiens (3). Husâm ad-Dîn fut inhumé dans la « turba al-Husâmiyya » (4), édifiée par sa mère dans le quartier d’al-‘Awniyya, qui se situe dans la zone de la « châmiyya al-barâniyya ».
[Al-Amîr ‘Alam ad-Dîn] (5) : Cette même année, l’émir ‘Alam ad-Dîn Sulaymân ibn Jandar al-Halabî s’éteignit. Il comptait parmi les plus illustres émirs de l’État salâhien et servit le sultan où qu’il fût. C’est lui qui conseilla au sultan de détruire Ascalon. Il se trouva atteint de maladie à Jérusalem, obtint la permission de se rendre à Damas pour s’y soigner, puis se mit en route (6) et atteignit Ghabâghib, où il mourut à la fin de Dhou al-Hijja [– qu'Allah lui fasse miséricorde –] (7).
[As-Safî ibn al-Qâbid (8)(9)] : En rajab (10), mourut l’éminent émir as-Safî ibn al-Qâbid, qui était gouverneur (nâ’ib) de Damas – que Dieu la préserve. Il avait été l’un des plus grands compagnons du sultan avant que celui-ci ne devînt roi, puis il fut nommé gouverneur de Damas jusqu’à son décès dans cette même année [– qu'Allah lui fasse miséricorde –].
[As‘ad ibn al-Matrân] (11) : En rabî‘ al-awwal, s’éteignit le médecin habile et émérite As‘ad ibn al-Matrân. Il avait reçu l’honneur (12) de l’islam, et tant les notables que le commun louèrent ses talents médicaux [– qu'Allah lui fasse miséricorde –].
[Le cheikh Najm ad-Dîn] (13) al-Khabouchânî (14).