Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Elle se changea alors en un feu (1) dont les flammes, s’élevant dans le ciel, consumèrent quiconque s’y trouvait. (2) Les musulmans poussèrent alors tous ensemble un cri d’exaltation en proclamant l’unicité de Dieu et en répétant le takbîr. Dans chaque tour, soixante-dix mécréants parmi leurs combattants furent brûlés (3). Ce fut un jour difficile pour les infidèles : c’était un lundi, le vingt-huit de Rabi‘ al-Awwal de cette année. (4)

Or, les Francs avaient peiné sept mois (5) à construire cet ouvrage, et il fut entièrement réduit en cendres en un seul jour. Comme dit le Très-Haut : « Et Nous Nous sommes avancés vers l’œuvre qu’ils avaient accomplie : Nous l’avons alors réduite en une poussière éparpillée. » (Coran 25:23). (6) Le sultan offrit alors à ce jeune artisan (nâḥḥâs) un présent de grand prix, mais il s’en abstint, (7) affirmant : « Je n’ai accompli cela qu’en quête de l’agrément de Dieu [et dans l’espoir de ce qu’Il réserve], (8) je ne souhaite donc ni récompense ni remerciement de votre part. »

Puis arriva la flotte égyptienne chargée de grandes provisions pour les habitants de la cité. Les Francs équipèrent alors leur propre flottille pour affronter (9) celle des musulmans [mais le sultan, de son côté, avança avec son armée pour les occuper, les détournant de l’attaque navale] (10). Les gens de la ville combattirent de même, et les deux flottes engagèrent la bataille en mer. Ce fut un jour mémorable (11), un conflit sur terre comme sur mer. Les Francs réussirent à capturer un seul navire (12) de la flotte musulmane ; Dieu préserva cependant le reste, qui parvint à gagner la ville avec les victuailles [dont les habitants avaient un besoin extrême. Ils louèrent Dieu, exalté soit-Il, pour cette aisance qui succédait à leur détresse] (13).

Quant au roi des Allemands précédemment mentionné, il avança avec un nombre considérable de troupes, environ trois cent mille combattants (14). Son intention était de détruire la ville, de massacrer ses habitants musulmans et de reprendre Jérusalem [depuis qu’on l’avait arrachée de leurs mains]. (15) Il traversa ainsi région après région sans rien obtenir de ses desseins, grâce au secours et à la puissance de Dieu. Bien au contraire, Dieu les anéantit partout où ils passaient

(1) T : Les trois tours furent consumées par le feu, elles devinrent un feu par la volonté de Dieu ; B : elles avaient des langues dans le ciel. (2) N'existe pas chez B. (3) T : Il y avait soixante-dix mécréants parmi eux ; B : dans chaque tour à cause de leurs combats. (4) T : Le second et le rapport se trouvent dans al-Rawḍatayn (2/153). (5) A, B : Et c'était. (6) A : en elle ; B : sur elle. (7) T : Puis le sultan ordonna au jeune forgeron une récompense honorable et beaucoup d'argent, mais il refusa d'accepter quoi que ce soit et dit : « Je n'ai fait cela que... » (8) Rapporté uniquement par T. (9) T : Les Francs renforcèrent leur flotte pour combattre. (10) T : Il se leva... pour les occuper. (11) T : Ce fut un jour difficile ; B : ce fut un grand jour. (12) T : Bishbīnī, qui est une erreur de transcription ; le rapport est dans al-Rawḍatayn (2/154). (13) T : Et je louai Dieu pour sa facilité. T : Leur besoin s'était considérablement aggravé, voire jusqu'à certains d'entre eux. (14) T : En très grand nombre. (15) T : Et qu'il prenne la terre région par région jusqu'à La Mecque et Médine, mais il n'y parvint pas.
صارت نارًا (١) لها ألسنة في الجو متصاعدة [واحترق من كإن فيها] (٢) ، فصرخ المسلمون صرخة واحدة بالتهليل والتكبير، واحترق في كل برج سبعون (٣) كفورًا من مقاتلتهم، وكان يومًا على الكافرين عسيرًا، وذلك يوم الإثنين الثامن (٤) والعشرين من ربيع الأول من هذه السنة، وكان (٥) الفرنج قد تعبوا في عملها (٦) سبعة أشهر، فاحترقت في يوم واحد ﴿وَقَدِمْنَا إِلَى مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَنْثُورًا﴾ [الفرقان: ٢٣] وعرض السلطان على ذلك (٧) الشاب النَّحَّاس العطية السنية، فامتنع من قبولها، وقال: إِنما عملت هذا ابتغاء وجه اللّه [ورجاء ما عنده سبحانه] (٨) فلا أريد منكُم جزاءً ولا شكورًا. وأقبل الأسطول المصري وفيه المِيرة الكثيرة لأهل البلد، فعبَّأ الفرنج أسطولهم ليحاربوا (٩) أسطول المسلمين، [فنهض السلطان بجيشه ليشغلهم عن قتال الأسطول] (١٠) ، وقاتلهم أهل البلد أيضًا واقتتل الأسطولان في البحر، وكان يومًا مشهودًا عظيمًا (١١) ، وحربًا في البر والبحر، فظفرت الفرنج بشيني (١٢) واحد من الأسطول الذي للمسلمين، وسلم اللّه الباقي، فوصل إِلى البلد بما فيه من الميرة، [التي قد اشتدت حاجتهم إِلى عشرها، وحمدوا اللّه تعالى على يسرها بعد عسرها] (١٣) . وأما ملك الألمان المتقدم ذِكره فإِنه أقبل في عدد كثير وجم غفير (١٤) ، قريب من ثلاثمئة ألف مقاتل، ومن نيته خراب البلد وقتل أهلها من المسلمين، والانتصار لبيت المقدس، [حين أُخذ من أيديهم فما زال يمر بإِقليم] (١٥) بعد إِقليم، فما نال من ذلك شيئًا بعون اللّه وقوته، بل أهلكهم اللّه (عز وجل) في كل
(١) ط: فاحترقت الأبرجة الثلاثة حتى صارت نارًا بإِذن الله، ب: لها ألسنة في الجو. (٢) ليس في ب. (٣) ط: منها سبعون كفورًا، ب: في كل برج من مقاتلتهم. (٤) ط: الثاني والخبر في الروضتين (٢/ ١٥٣). (٥) أ، ب: وكانت. (٦) أ: فيها، ب: عليها. (٧) ط: ثم أمر السلطان لذلك الشاب النحاس بعطية سنية وأموال كثيرة فامتنع أن يقبل شيئًا من ذلك وقال إِنما عملت ذلك. (٨) عن ط وحدها. (٩) ط: فعبّي الفرنج أسطولهم ليحاربوا. (١٠) ط: نهض .. ليشغلهم عنهم. (١١) ط: وكان يومًا عسيرًا. ب: وكان يومًا عظيمًا. (١٢) ط: بشبيني، وهو تصحيف، والخبر في الروضتين (٢/ ١٥٤). (١٣) ط: وحمدت الله على يسرها. وط: وكانت حاجتهم قد اشتدت إِليها جدًا بل إِلى بعضها. (١٤) ط: في عدد وعدد كثير جدًا. (١٥) ط: وأن يأخذ البلاد إِقليمًا بعد إِقليم حتى مكة والمدينة فما نال.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies