Abd ar-Raḥmān ibn an-Najm (1) ibn ʿAbd al-Wahhāb al-Ḥanbalī, et ʿAbd ar-Razzāq ibn le cheikh ʿAbd al-Qādir al-Jīlī (2), ainsi que d’autres.
[Qāḍī al-quḍāt ʿAlī ibn Aḥmad ibn ʿAlī ibn Muḥammad ibn ʿAlī al-Ḥanafī] (3) : Au cours de cette même année, le juge suprême de Bagdad, Abū al-Ḥasan ibn al-Dāmaghānī, décéda. Il avait exercé la magistrature à l’époque d’al-Muqtafī, puis d’al-Mustanjid ; il fut ensuite destitué, puis rétabli, sous le règne d’al-Mustaḍīʾ, et il jugea également au service d’an-Nāṣir. Il mourut (4) pendant cette année, qu’Allah lui fasse miséricorde (5).
[Puis débuta l’année cinq cent quatre-vingt-quatre] : Au mois de Muḥarram (6), le sultan Ṣalāḥ ad-Dīn assiégea la forteresse de Kawkab. Il la trouva solide et difficile (7), et son temps (8) était déjà accaparé par d’autres affaires. Il la confia donc à l’émir Qāymaz an-Najmī (9) et cinq cents cavaliers, pour qu’ils en restreignent les chemins d’accès. De même, il désigna des troupes autour de Ṣafad (10). Les « dawiya » (Templiers) disposaient de cinq cents cavaliers sous le commandement de Ṭughrulbak al-Khāzandār (11), qui empêchaient l’arrivée (12) de provisions et de fourrages (13) jusqu’à la place (14). Parallèlement, il dépêcha une autre armée vers al-Karak et ash-Shawbak pour les assiéger (15) et resserrer l’étau sur leurs habitants, afin de se libérer de ces préoccupations et de se consacrer au combat et au siège de ces sites fortifiés.
(1) Éd. de Al-Nāṣir ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Munjim. Il comporte deux erreurs de transcription. An-Nāṣiḥ ibn al-Ḥanbalī est Abū al-Faraj ʿAbd al-Raḥmān ibn Najm ibn ʿAbd al-Wahhāb ibn Abī al-Faraj ash-Shīrāzī al-Anṣārī al-Ḥanbalī, le prédicateur : né à Damas en 554 H., il voyagea et étudia auprès de Shuhda et sa génération. Il a laissé des sermons, maqāmāt et une histoire des prédicateurs. Il devint chef de la madhhab après Cheikh al-Muwaffaq. Il mourut en 634 H. Voir la postface de al-Rawḍatayn (164), al-ʿIbar (5/138) et Mirʾāt al-Jinān (4/86).
(2) (al-Jilī) n’est pas dans [l’abrégé]. Il s’agit de ʿAbd al-Razzāq ibn ʿAbd al-Qādir, Abū Bakr al-Jilī, né en 528 H., qui a beaucoup entendu ; il était ascète, dévot et réservé. Il mourut en 603 H. Voir la postface de al-Rawḍatayn (58) et al-ʿIbar (5/6).
(3) Sa biographie se trouve dans Ibn al-ʿAṯīr (9/189), Abū al-Fidāʾ (3/74), Tārīkh al-Islām (12/762), al-ʿIbar (4/249) et Mirʾāt al-Jinān (3/426).
(4) Éd. : jusqu’à sa mort.
(5) L’expression complète de la prière pour le pardon n’est pas dans l’édition.
(6) Éd. : dans son mois de Muharram.
(7) N’est pas dans l’abrégé.
(8) B : c’est.
(9) Éd. : al-Bujmī. C’est une erreur de copie, sa biographie sera donnée dans les événements de l’année 596.
(10) Éd. : wa-kullu li-ṣifat [al-Ṣafd]. Ce sont deux erreurs de transcription.
(11) Dans al-Rawḍatayn, et l’éd. : Ṭughrul al-Jandar.
(12) Éd. : yamnaʿūn al-mīrah wa-al-taqāwī an tuqbala ilayhim.
(13) De a seul.
(14) N’est pas dans a.
(15) Éd. : et il envoya à al-Karak ash-Shūbak pour oppresser ses habitants et les assiéger afin de vider.