Louange à Dieu, qui honore l’Islam par Sa victoire et humilie l’associationnisme par Sa puissance, qui dirige les affaires par Son ordre, qui perpétue les bienfaits grâce à la reconnaissance que l’on Lui témoigne, et qui attire les mécréants dans un piège par Sa ruse. Il est Celui qui, par Sa justice, a fait alterner le cours des jours et des dynasties, qui a réservé la bonne fin aux pieux par Sa grâce, qui a comblé Ses serviteurs de l’abondance de Sa protection, et qui a fait triompher Sa religion par-dessus toute autre religion. Il domine Ses serviteurs de sorte que nul ne peut L’entraver, Il se manifeste à Sa création de sorte que nul ne peut Le contester, Il ordonne ce qu’Il veut sans que personne ne puisse revenir sur Son ordonnance, et Il juge comme Il l’entend sans que nul ne puisse s’y opposer.
Je Le loue pour les victoires et les succès qu’Il a octroyés, pour la dignité qu’Il confère à Ses alliés et la victoire qu’Il accorde à Ses défenseurs, ainsi que pour la purification de Sa Maison sacrée des souillures et impuretés du polythéisme, d’une louange inspirée à la fois au plus profond de mon être et dans mon expression manifeste. Et je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu, l’Unique sans associé, l’Impénétrable (al-Aḥad), le Soutien absolu (aṣ-Ṣamad), Lui qui n’a pas engendré et n’a pas été engendré, et à qui nul n’est égal : un témoignage émanant de celui dont le cœur a été purifié par l’Unicité divine, et qui, par ce témoignage, a obtenu la satisfaction de son Seigneur. J’atteste de même que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager, celui qui dissipe le doute, fait disparaître l’associationnisme et rejette toute falsification. C’est lui que Dieu fit voyager, depuis la Mosquée sacrée (al-Masjid al-Ḥarām) jusqu’à cette Mosquée al-Aqṣā, puis qu’Il fit monter au plus haut des cieux, jusqu’au Lotus de la limite, près duquel se trouve le Jardin du Refuge, comme le dit le verset « Le regard n’a pas dévié et n’a pas outrepassé la mesure » (an-Najm, 17). Paix et bénédictions de Dieu soient sur lui.
Que la prière soit aussi sur son calife, Abou Bakr aṣ-Ṣiddīq, le premier à embrasser la foi, sur le commandeur des Croyants ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, le premier qui ait retiré de cette Maison les insignes de la Croix, sur le commandeur des Croyants ʿUthmān ibn ʿAffān, le détenteur des deux lumières et le compilateur du Coran, sur le commandeur des Croyants ʿAlī ibn Abī Ṭālib, celui qui ébranla l’associationnisme et brisa les idoles, ainsi que sur tous leurs proches, leurs compagnons et ceux qui les ont suivis avec bienveillance.
Puis il mentionna l’exhortation, comprenant les félicitations adressées à l’assistance pour le bienfait que Dieu leur avait accordé en mettant entre leurs mains la conquête de la Maison sacrée (Bayt al-Maqdis), à propos de laquelle il décrivit divers mérites. Il rappela ses vertus, son histoire illustre, et souligna qu’elle fut la première des deux Qiblas, la deuxième des deux Mosquées, et le troisième des trois Lieux saints. On ne se met en route après les deux premières Mosquées que pour elle, et l’on ne contracte un serment sérieux, après les deux premiers lieux, que sur elle. C’est vers elle que le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) fut emmené de la Mosquée sacrée et qu’il y pria, en compagnie des anges rapprochés, des prophètes et des messagers honorables. De là eut lieu l’Ascension vers les cieux, il y retourna, puis repartit à nouveau vers la Mosquée sacrée sur le Bouraq. Et cette terre est