Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Des combats eurent lieu aux abords de Jérusalem, ou peut-être même davantage, en référence à la parole divine : « Et ils n’étaient pas ses alliés ; en vérité, ses seuls alliés sont les pieux » (Sourate al-Anfâl, v. 34). Le maître de la ville à cette époque était un certain Balian ibn Barzan, accompagné de ceux qui avaient échappé au désastre de Hittîn, au jour où les deux armées s’affrontèrent : celle des Templiers et des Hospitaliers, partisans de Satan et adorateurs de la Croix, sur lesquels reposent toutes les malédictions du Miséricordieux.

Le Sultan séjourna dans son campement cinq jours, puis remit à chaque contingent de l’armée victorieuse un secteur des tours de la muraille. Il se déplaça ensuite vers le côté nord, qu’il estimait plus vaste et mieux adapté pour la confrontation et les assauts. Il y mena contre les Francs un violent combat aux abords de la cité, tandis qu’ils s’acharnaient à défendre l’église du Saint-Sépulcre (appelée Qumâma et Qiyâma) en y consacrant leurs vies et leurs biens. Au cours du siège, certains émirs musulmans tombèrent en martyrs – qu’Allah leur accorde Sa miséricorde – ce qui enflamma la colère de nombreux chefs de l’islam. Ils redoublèrent alors d’efforts dans le combat, activant les catapultes (manjânîq) et les arbalètes à traction (arrâdât). Les épées brillèrent, les lances se heurtèrent, tandis que tous les regards se portaient sur les croix élevées au-dessus des murailles et sur la Coupole du Rocher, la qibla des fidèles depuis l’Antiquité, où trônait un grand crucifix. Ce spectacle accrut davantage la fureur des croyants et leur détermination, faisant de cette journée un pénible fardeau pour les mécréants.

Alors, sans plus tarder, le Sultan – qu’Allah le soutienne – se porta avec ses compagnons vers l’angle nord-est de l’enceinte, l’éventra, y plaça des charges d’explosifs et y mit le feu. Cette partie du rempart s’effondra, et la tour s’écroula intégralement.

(1) Éd. : al-Quds. (2) Éd. : Balbān ibn Bāzārān. Il s'agit d'une coquille. Selon Ibn al-ʿAthīr (9/182-183) : Balyān ibn Bīrzān, et dans Wafayāt al-Aʿyān (7/185) : Ibn Bārzān. Dans sa note en bas de page : cela désigne ici « Balean d Ibelin ». (3) Dans l'édition : al-Istithāriyya. C'est une coquille. Le hadith concernant les Dāwiyya ou Duyūriyya (Templiers) et les Isbtāriyya (Hospitaliers) a déjà été traité dans les notes de l'année 574 de ce volume. (4) Absent de l'édition. (5) Manuscrit : qu'Allah leur inflige Sa malédiction sur eux tous. (6) Manuscrit : son armée. (7) Édition : les murs et leurs tours. (8) Édition : al-Shām. (9) Manuscrit : et je passai la nuit. (10) Présent uniquement dans l'édition. (11) Édition : pour défendre leur religion et leur dignité. (12) Édition : les émirs et les pieux, ils s'efforcèrent au combat et dressèrent des mangonneaux. (13) « al-ʿArrāda » : une sorte de petit mangonneau. Al-Lisān wa al-Tāj. (14) Présent uniquement dans le manuscrit. (15) Édition : pour la défense. (16) Édition : et ce fut un jour difficile.
مقاتل، دون بيت المقدس، أو يزيدون ﴿وَمَا كَانُوا أَوْلِيَاءَهُ إِنْ أَوْلِيَاؤُهُ إِلَّا الْمُتَّقُونَ﴾ [الأنفال: ٣٤] . وكان صاحب البلد (١) يومئذ رجلًا يقال له: باليان (٢) بن بارزان، ومعه مَنْ سلم من وقعة حِطّين، يوم التقى الجمعان من الداوية والاسبتارية (٣) أتباع الشيطان وعبدة الصلبان (٤) عليهم لعائن الرحمن (٥) أجمعين، فأقام السلطان بمنزله المذكور خمسة أيام، وسلّم إِلى كل طائفة من الجيش (٦) المنصور ناحية من أبرجة السور (٧) ، ثم تحوّل إِلى ناحية الشمال (٨) ، لأنه رآها أوسع وأنسب (٩) للمجال، والجلاد والنِّزال، وقاتل الفرنج دون البلد قتالًا هائلًا، وبذلوا [أنفسهم وأموالهم] (١٠) في نصرة قمامة والقيامة (١١) بذلًا طائلًا، واستشهد في الحصار بعض أمراء المسلمين إِلى رحمة رب العالمين، فحنق عند ذلك كثير من أمراء الإسلام، [واجتهدوا في القتال بكل خطيّ وحسام، وقد نُصِبت المجانيق] (١٢) والعرَّادات (١٣) على البلد، وغنّت السيوف والرماح الخطيّات، وعملت السَّمْهريات، والعيون تنظر إِلى الصلبان، وهي منصوبة، فوق الجدران، وفوق قبة الصخرة، قبلة أهل الأديان [من قديم الأزمان] (١٤) صليب كبير، فزاد ذلك أهل الإيمان الحنق الكثير وشدة التشمير (١٥) ، فوجد (١٦) يوم عسير، على الكافرين غير يسير. فبادر السلطان -أيده الله-، بأصحابه إِلى الزاوية الشرقية الشمالية من السور فنقبها وعلَّقها وحشاها بالنيران وأحرقها. فسقط ذلك الجانب، وخرَّ البرجُ برمّته، فإذا هو
(١) ط: القدس. (٢) ط: بالبان بن بازران. وهو تصحيف. وعند ابن الأثير (٩/ ١٨٢ و ١٨٣): باليان بن بيرزان، وفي وفيات الأعيان (٧/ ١٨٥): ابن بارزان. وفي هامشه: يعني هنا: (Balean d ibelin). (٣) في ط: الاستثارية. وهو تصحيف، وقد تقدم الحديث عن الداوية أو الديوية (Templars) والاسبتارية (Hospitalers) في هوامش سنة ٥٧٤ من هذا الجزء. (٤) ليس في ط. (٥) أ: عليهم لعائن الله أجمعين. (٦) أ: جيشه. (٧) ط: السور وأبراجه. (٨) ط: الشام. (٩) ب: وأبيت. (١٠) عن ط وحدها. (١١) ط: في نصرة دينهم وقمامتهم. (١٢) ط: الأمراء والصالحين واجتهدوا في القتال ونصب المناجنيق. (١٣) "العرَّادة": شبه المنجنيق صغيرة. اللسان والتاج. (١٤) عن أ وحدها. (١٥) ط: للتشمير. (١٦) ط: وكان ذلك يومًا عسيرًا.

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