Ils ont jugé cette affaire (1), mais le juge n’a consenti qu’à ce qu’il voulait. Rien, ni la Loi révélée ni le message des Prophètes, ne soutient une telle chose. Ainsi, vous êtes demeurés en risée, dont rient (2) les savants. Il vous suffit, pour honte et infamie, de ce qu’en disent les poètes (3). De plus, rien ne vous a poussés à réclamer le pouvoir si ce n’est (4) les princes. Si seulement, lorsqu’ils n’ont pas su concevoir un bon avis en religion, ils n’avaient pas agi en mal (5). Que la ruine atteigne l’astrolabe de Ptolémée (6) et son zīj, et sur lui retombe le déshonneur (7) aussi longtemps que le ciel accordera (8) ses bienfaits à la terre.
Parmi ceux qui sont décédés cette année parmi les personnalités célèbres (9), on compte Abou Mohammed Abd Allah ibn Abi al-Wahch Barrî ibn Abd al-Jabbâr ibn Barrî al-Maqdisî, puis al-Misrî (10), l’un des grands imams de la langue et de la grammaire de son époque. C’est à lui (11) que l’on présentait les textes après Ibn Bâbchâdh (12). Il possédait de vastes connaissances, étant savant dans ce domaine, et se gardait de toute affectation dans son langage, ne prêtant (13) aucune attention à la grammaire lorsqu’il s’adressait aux gens.
(1) B, T, et al-Rawdatan : et vous avez jugé.
(2) Dans al-Rawdatan : il rit.
(3) A : les grands.
(4) T : qu'est-ce que, et dans B : qu'est-ce qui vous a nourris, et en dessous : ce qui.
(5) Les deux termes ont été corrigés dans T : ṭaghām, et l’éditeur s’est attaché à expliquer le sens corrigé sans prêter attention à la mesure cassée.
(6) A : Ptolémée.
(7) Dans al-Rawdatan : et selon al-Ḥarbī.
(8) Les trois derniers vers ne figurent pas dans B.
(9) T : et parmi ceux qui sont décédés là-bas parmi les notables.
(10) Sa biographie se trouve chez Ibn al-ʿAtīr (9/175), Maʿjam al-Adabāʾ (12/56), Inbāh al-Riwāh (2/110), Takmilat al-Mundhirī (1/biographie 6), al-Rawdatan (2/73), Wafayāt al-Aʿyān (3/108‑109), Tārīkh al-Islām (12/748‑750) et al-ʿIbar (4/247) – Beyrouth (3/84).
(11) T : il y avait une mention sur lui.
(12) Il s’agit de Ṭāhir ibn Aḥmad ibn Bābshādh, le grammairien égyptien al-Jawharī Abū al-Ḥasan. Originaire du Dailam, il devint l’imam de son temps en grammaire. Il a laissé des œuvres utiles, telles que la célèbre Muqaddima et son commentaire, le commentaire des jumal de al-Zujājī, et un recueil appelé Taʿalluq al-Ghurfa transmis après lui à son disciple Muḥammad ibn Barakāt al-Saʿdī qui prit sa place, puis à son compagnon Ibn Barrī successeur à sa suite, puis à son compagnon Abū al-Ḥusayn al-Naḥwī prenant la relève à son poste. Il servit en Égypte dans le dīwān al-inshāʾ. Il est tombé d’un toit et décéda en 469 H. (Maʿjam al-Adabāʾ 12/17, Inbāh al-Riwāh 2/95, Wafayāt al-Aʿyān 2/515‑517, al-ʿIbar – Beyrouth 3/326).
(13) T : Il ne fait pas attention et ne monte pas.