Section : Sur la mort d’al-Malik al-Manṣūr ‘Izz al-Dīn Farrukhshāh, fils de Shāhanshāh ibn Ayyūb, seigneur de Baalbek et vice-régent de Damas pour son oncle le roi Ṣalāḥ al-Dīn.
Il est le père d’al-Malik al-Amjad Bahram Shāh, également seigneur de Baalbek après le père susmentionné. C’est à lui que l’on rattache l’école « al-Farrukhshāhiyya » située au Sharaf septentrional. À côté se trouve le mausolée al-Amjadī, dédié à son fils, et relevant des rites ḥanafite et šāfi‘ite.
Farrukhshāh était un homme vaillant, courageux, héroïque, avisé, intelligent, vertueux, généreux et digne d’éloges. Les poètes ont chanté ses louanges pour sa largesse, son mérite et sa bienfaisance. Il fut l’un des plus grands compagnons du shaykh Tāj al-Dīn Abū al-Yaman al-Kindī, qu’il connut depuis les assemblées du qāḍī al-Fāḍil. [Il se rallia à lui, et celui-ci lui fit bon accueil.] Tant lui qu’al-‘Imād al-Kātib ont composé des panégyriques à son sujet.
Il (Farrukhshāh) laissa par ailleurs une poésie délicate et raffinée, dont voici un exemple (du mètre majzū’ al-raml) :
« Je suis captif du tourment, amoureux de ce jeune garçon ;
Un faon dont les yeux transpercent mon cœur de flèches. »
(1) Sa biographie se trouve dans Al-Khurayda - début de la section des poètes du Sham - (pp. 113-133), Ibn al-Athīr (9/160), Mirʾāt al-Zamān (8/272), Al-Rawḍatayn (2/33), Abū al-Fidāʾ (3/65), Tārīkh al-Islām (12/617), Al-ʿIbar (4/233 et 235) - Beyrouth (3/74).
(2) Il est décédé en 628 de l’Hégire. Sa biographie est dans Mirʾāt al-Zamān (8/266-268), Wafayāt al-Aʿyān (2/453) et Al-ʿIbar - Beyrouth (3/200).
(3) L’école de Farakshāh fut fondée par la mère de Farakshāh. Badrān dit : elle est devenue un jardin et il ne reste d’elle que deux coupoles, l’une plus petite que l’autre, la plus grande étant l’école et la plus petite la tombe Amjadiyya. Manādamat al-Aṭlāl (pp. 190-191).
(4) Il s’agit d’Abū al-Yaman Zayd ibn al-Ḥasan ibn Zayd ibn al-Ḥasan ibn Saʿīd al-Kindī, surnommé Tāj al-Dīn al-Baghdādī al-Dimashqī : né en 520 de l’Hégire, il étudia auprès d’al-Jawāliqī, Ibn al-Khashshāb et Ibn al-Shajarī. Il voyagea à Alep, puis s’installa à Damas où il accompagna l’émir ʿIzz al-Dīn Farakshāh ibn Shāhinshāh, il lui fut proche, prit de l’importance auprès de lui, et l’accompagna en Égypte. Il mourut à Damas en 163 de l’Hégire. Voir Al-Khurayda - section du Sham - (1/100), Maʿjam al-Adabāʾ (11/171), Ibn al-Athīr (9/2312), Inbāh al-Riwāh (2/10), Zuyl al-Rawḍatayn (15), Wafayāt al-Aʿyān (2/339-342), Abū al-Fidāʾ (3/117), Al-ʿIbar - Beyrouth (3/159) et Mirʾāt al-Jinān (4/26). Sa biographie sera détaillée à sa place dans ce livre.
(5) Seule l’édition T contient cette mention.
(6) Seule l’édition A contient cette mention.
(7) Les vers sont dans Al-Rawḍatayn (2/34) et Manādamat al-Aṭlāl (p. 192).
(8) T : Il est ici dans ce passage.
(9) T : Il s’agit du verbe "yurshiqu".