Al-Mubārak ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, Abū Muḥammad ibn al-Ṭabbākh al-Baghdādī, séjourna à La Mecque et dans ses environs. Il était conservateur et transmetteur reconnu du ḥadīth en ces lieux, et l’on se référait à lui pour sa science. Le jour de ses funérailles fut un jour mémorable (qu’Allah le couvre de Sa miséricorde).
Concernant le califat d’an-Nāṣir li-Dīn Allāh Abū al-ʿAbbās Aḥmad ibn al-Mustaḍīʾ bi-Amr Allāh (qu’Allah lui fasse miséricorde) : lorsque son père décéda à la fin du mois de Shawwāl de l’an 575 de l’Hégire, les émirs, les nobles, les vizirs, ainsi que tous les gens, lui prêtèrent aussitôt allégeance. On avait déjà prononcé son nom sur les chaires dans les mosquées du vivant de son père, peu avant la mort de ce dernier. Certains rapportent que la désignation officielle n’eut lieu que la veille de ce décès, d’autres qu’elle fut faite une semaine plus tôt. Toujours est-il qu’Allah voulut qu’aucun différend ne s’élevât à son propos après la disparition de son père, et il prit alors le titre de calife an-Nāṣir li-Dīn Allāh. Parmi les califes abbassides qui l’avaient précédé, nul ne gouverna plus longtemps que lui, car son califat se prolongea jusqu’à l’année de son décès, en 622 de l’Hégire. Il était intelligent, courageux et imposant, et sa biographie sera exposée au moment de son décès, si Allah le veut.
Le septième jour de Dhū al-Qaʿda de cette même année, Ẓahīr ad-Dīn Abū Bakr ibn al-ʿAṭṭār, le responsable du Trésor, fut démis de ses fonctions et gravement humilié, lui ainsi que ses partisans. Beaucoup d’entre eux furent mis à mort puis exposés en ville. L’autorité du calife an-Nāṣir s’en trouva renforcée et sa prestance grandit dans les territoires comme dans les cœurs. Il s’acquitta des charges du califat comme il se devait dans tout ce qui relevait de ses ordres et de ses affaires. Lorsque l’Aïd al-Aḍḥā arriva, il fut célébré conformément aux usages en vigueur. Allah est plus savant.