Un groupe de dignitaires exerça le vizirat sous son autorité, et il était parmi les meilleurs califes : il commandait le bien et interdisait le mal. Il supprima les taxes et impôts pesant sur le peuple, et les préserva des innovations condamnables et des épreuves. Il était clément, rempli de gravité et généreux. Qu’Allah lui fasse miséricorde, qu’Il baigne son sépulcre de Sa grâce et qu’Il fasse du Paradis sa demeure. Après lui, on prêta serment d’allégeance au calife An-Nâsir, son fils.
Parmi les éminents personnages décédés cette année-là figurent :
Ibrâhîm ibn ‘Alî, Abû Ishâq as-Sulamî, le jurisconsulte shaféite connu sous le nom d’Ibn al-Farrâ’ al-Âmidî, puis al-Baghdâdî : Il fut un juriste remarquable, un homme de vertu, un grand débatteur, un orateur éloquent et un poète accompli. Il mourut à l’âge de soixante-quatorze ans. Abû al-Hasan al-Qazwînî, le professeur de la Nizâmiyya, dirigea la prière funéraire pour lui – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Ismâ‘îl ibn Mawhûb ibn Muhammad ibn Ahmad ibn al-Khidr, Abû Muhammad al-Jawâliqî, surnommé Ḥujjat al-Islâm : Il était l’un des maîtres de la langue arabe de son temps, connu parmi ses pairs pour l’excellence de sa religion, la solidité de sa conviction, sa connaissance approfondie de la langue et de la grammaire, la sincérité de ses propos, la pureté de son intention et la qualité de sa conduite depuis son éducation jusqu’à la fin de sa vie. Il étudia et transmit le hadith, comprit la tradition et suivit sa voie et son sens. Qu’Allah lui fasse miséricorde et honore son lieu de repos.