Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Les poètes l’ont célébré. L’un d’eux déclara (1) [mètre al-Ṭawīl] :

« Par ta vaillance, les hampes des lances se courbent,
… tandis que le regard des ennemis vacille devant ta gloire.

Tu es une flamme de guidée dans l’obscurité du polythéisme,
… et une épée que Dieu, lorsqu’Il la brandit, rend tranchante.

Tu t’es tenu devant la forteresse du gué : c’était un lieu de vérité,
… nul autre ne saurait lui être comparé.

La surface de la terre ne s’est pas dévoilée à tes yeux, car la bloquaient
… des hommes pareils à des lions de la steppe, avançant en ordre.

Une monture alerte, une cotte de mailles redoublée,
… et une lame hindoue blanche, souple et aiguisée.

Tes bannières jaunes ne se sont pas repliées un seul instant,
… jusqu’à ce que les cœurs assombris de tes adversaires soient pris de tremblements.

Des sommets, la croix et l’église sont tombées,
… et une religion droite, avec un Coran, y fut élevée.

La croix des adorateurs de la croix et leur lieu de combat :
… tu l’as quitté désert, sans plus rien.

Est-ce qu’un groupe qui chancelle en prêtant serment
… peut habiter la terre des Prophètes ?

Je vous ai conseillé — car conseiller en religion est un devoir —,
… délaissez la maison de Jacob, car Joseph est arrivé.

Et un autre poète, avec talent, a dit (mètre al-Mutaqārib) :

La ruine des Francs est survenue promptement,
… il est temps de briser leurs croix.

Si leur perte n’avait pas été si proche,
… jamais ils n’auraient bâti la demeure de leurs peines. (12) »

(1) Les vers dans les deux jardins (2/11-12) sont attribués à Ibn al-Sāʿātī, et les deux derniers vers y sont mentionnés chez Ibn al-ʿAthīr (9/147). Il s'agit d’Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Rustam - et dans certaines sources : ʿAlī ibn Muḥammad ibn Rustam - connu sous le nom d’Ibn al-Sāʿātī, surnommé Bahāʾ al-Dīn al-Dimashqī, le poète célèbre. Il a un dīwān de poésie publié, ainsi qu’un autre dīwān intitulé Mqaṭṭaʿāt al-Nīl. Il décéda en 604 [hégire], l’information accompagnée du poème se trouve dans Mirʾāt al-Zamān (8/375), Wafayāt al-Aʿyān (3/395) et al-ʿIbar (5/11) – Beyrouth (3/137). (2) T : pourrait être « qad taʿaṭṭaf » [une correction possible]. (3) T : l’obscurité de la nuit, et al-Rawda-tayn (les deux jardins) : l’obscurité du doute. (4) Version d’al-Rawda-tayn : wa sayf hudā fī ṭāʿat Allāh murhahif. (5) T : wa jurid salāhiba [correction du texte]. (6) T : waladan muhafhaf [correction suggérée]. (7) T : al-bayḍ [correction : « les blancs »]. (8) T : kanāʾis aghyād [erreur de copie]. (9) T : ṣalīb wa ʿibād al-ṣalīb wa manzil limanwāl [probablement « la croix, les adorateurs de la croix et le manzil de Manwāl »]. (10) T : atasakkan [une correction de lecture : « tu habiteras ? »]. (11) Dans al-Rawda-tayn : wa al-dīn fī al-naṣaḥ [« et la religion dans le conseil »]. (12) Les deux vers chez Ibn al-ʿAthīr sont attribués à son ami Nashw ibn Nafāda, et dans al-Rawda-tayn (2/11) : ils sont attribués à Nashw al-Dawla ʾAḥmad ibn Nafāda al-Dimashqī.
وقد امتدحه الشعراء فقال بعضهم (١) : [من الطويل] بِجِدِّكَ أَعْطَافُ القَنَا تَتَعَطَّفُ (٢) … وَطَرْفُ الأَعادِي دُونَ مَجْدِكَ يَطْرِفُ شِهابُ هُدىً في ظُلْمَةِ الشِّرْكِ (٣) ثاقِبٌ … وَسَيْفٌ إِذا ما هَزَّهُ الله مُرْهَفُ (٤) وَقَفْتَ عَلَى حِصْنِ المَخَاضِ وَإِنَّهُ … لَمَوْقِفُ حَقٍّ لَا يُوازِيهِ مَوْقِفُ فَلَمْ يَبْدُ وَجْهُ الأَرْضِ بَلْ حَالَ دُونَهُ … رِجَالٌ كآسادِ الشَّرَى وَهْيَ تَزْحَفُ وَجَرْدَاءُ سُلْهُوبٌ (٥) وَدِرْعٌ مُضَاعَفٌ … وَأَبْيَضُ هِنْدِيٌّ وَلَدْنٌ مُثَقَّفُ (٦) وَمَا رَجَعَتْ أَعْلامُكَ الصُّفْرُ (٧) ساعَةً … إِلى أَنْ غَدَتْ أَكْبَادُها السُّودُ تَرْجُفُ كَبا من أَعاليه (٨) صَلِيبٌ وبيعَةٌ … وَشادَ بِهِ دِينٌ حَنِيفٌ ومُصْحَفُ صَلِيبَةُ عُبَّادِ الصَّلِيبِ وَمَنْزِلُ النِّـ … ــزَالِ (٩) لَقَدْ غَادَرْتَهُ وَهُوَ صَفْصَفُ أَيَسْكُنْ (١٠) أَوْطَانَ النَّبِيِّينَ عُصْبَةٌ … تَمينُ لَدَى أَيْمَانِها وَهْيَ تَحْلفُ نَصَحْتُكُم والنُّصْحُ في الدِّينِ (١١) واجبٌ … ذَروا بَيْتَ يَعْقُوبٍ فَقَدْ جَاءَ يُوسُفُ وقال شاعر آخر وأجاد: [من المتقارب] هَلاكُ الفِرَنْجِ أَتَى عَاجِلًا … وَقَدْ آنَ تَكْسِيرُ صُلْبَانِها وَلَوْ لَمْ يَكُنْ قَدْ دَنا حَتْفُهَا … لَمَا عَمَّرَتْ بَيْتَ أَحْزانِها (١٢)
(١) الأبيات في الروضتين (٢/ ١١ - ١٢) منسوبة إِلى ابن الساعاتي، والبيتان الأخيران منها في ابن الأثير (٩/ ١٤٧). وهو أبو الحسن علي بن رستم -وفي بعض المصادر: علي بن محمد بن رستم- المعروف بابن الساعاتي الملقب بهاء الدين الدمشقي الشاعر المشهور. له ديوان شعر مطبوع، وله ديوان آخر سمّاه (مقطعات النيل). توفي سنة ٦٠٤ والخبر مع الشعر في مرآة الزمان (٨/ ٣٧٥) ووفيات الأعيان (٣/ ٣٩٥) والعبر (٥/ ١١) - بيروت (٣/ ١٣٧). (٢) ط: قد تعطف. (٣) ط: ظلمة الليل، والروضتين: ظلمة الشك. (٤) رواية الروضتين: وسيف هدى في طاعة الله مرهف. (٥) ط: وجرد سلاهبة. (٦) ط: ولدن مهفهف. (٧) ط: البيض. (٨) ط: كنائس أغياد. تصحيف. (٩) ط: صليب وعباد الصليب ومنزل لمنوال. (١٠) ط: أتسكن. (١١) في الروضتين: والدين في النصح. (١٢) البيتان عند ابن الأثير منسوبين إِلى صديقه النشو بن نفادة، وفي الروضتين (٢/ ١١): منسوبين إِلى نشو الدولة أحمد بن نفادة الدمشقي.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies