Il dit : « Il s’est engagé à y insérer ce qui n’était pas requis, à savoir la lettre zaï avant le lām (1). » Il dit (2) : « Son frère, Ṣāʾin ad-Dīn Hibat Allāh ibn al-Ḥasan, était transmetteur de hadith et juriste. Il étudia à Bagdad auprès d’Asʿad al-Mīhanī (3), puis se rendit à Damas, où il enseigna à l’école al-Ghazāliyya (4). Il y mourut en l’an soixante-trois (5). Qu’Allāh, dans Sa grâce, leur fasse miséricorde ainsi qu’à nous. »
[Puis vint l’année cinq cent soixante-douze]
Cette année commença [alors que le sultan Ṣalāḥ ad-Dīn] (6) assiégeait Alep, [et il était sur le point de réaliser ce qu’il ambitionnait] (7). Ils le prièrent et le supplièrent donc de conclure la paix. Il fit la paix avec eux, à condition qu’Alep et ses dépendances (8) demeurent sous l’autorité exclusive du roi aṣ-Ṣāliḥ. (9) Il envoya alors le document officialisant cet accord et régla toute la question. Le soir (10), le sultan aṣ-Ṣāliḥ Ismāʿīl dépêcha un messager auprès du roi an-Nāṣir (11) pour solliciter de lui la visite de la citadelle dʾIʿazzāz, en reconnaissance d’un honneur qu’il venait de lui accorder. Il lui envoya également sa jeune sœur, la khātūn fille de Nūr ad-Dīn, afin de rendre la demande [plus persuasive, et plus susceptible d’obtenir] (12) la faveur souhaitée. Dès que an-Nāṣir la vit (13), il se leva telle une branche verte, baisa la terre et répondit favorablement à sa requête. Il lui offrit des joyaux [et des présents comme il estimait de son devoir de lui accorder] (14).