Il était au plus haut sommet des sommets élevés, tout en possédant, dans les sciences du hadith, des ouvrages utiles ainsi qu’une pratique assidue (1) et des voies louables. Il laisse notamment : « Aṭrāf al-kutub al-sitta » (2), « Al-Shuyūkh al-nubbal » (3), « Tabyīn kadhib al-muftarī ʿalā Abī al-Ḥasan al-Ashʿarī » (4), et d’autres compositions majeures et mineures, en plus de nombreux fascicules et volumes (5).
Il a beaucoup voyagé pour rechercher les hadiths, parcourant villes et contrées, et rassembla des ouvrages qu’aucun autre spécialiste de la préservation des hadiths n’a réunis, que ce soit par la copie, la recopie, la confrontation ou la rectification des formulations.
Il appartenait à l’une des plus grandes familles damascènes (6), jouissant parmi eux d’une éminente dignité et d’une position élevée, disposant de biens considérables et se distinguant par ses prières et ses dons (7). Il mourut le onzième jour du mois de Rajab, à l’âge de soixante-douze ans. Le sultan Ṣalāḥ al-Dīn assista à ses funérailles, et il fut enterré à Bāb al-Ṣaghīr – qu’Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde. (8) C’est le cheikh Quṭb al-Dīn an-Nīsābūrī (9) qui dirigea la prière funéraire.
Ibn Khallikān (10) a rapporté qu’il avait beaucoup de poésies, parmi lesquelles ces vers :
« Ô mon âme, malheur à toi, la vieillesse est venue…/ À quoi bon l’insouciance et les élans amoureux ?
Ma jeunesse s’en est allée (11) comme si elle n’avait jamais existé…/ Et la blancheur des cheveux est arrivée (12) comme si elle avait toujours été là.
C’est comme si j’étais pris au dépourvu, tandis que le coup fatal de la mort est déjà tombé.
Ah, si seulement je savais à qui j’appartiens vraiment…/ Et ce que Dieu m’a destiné depuis toute éternité. »