La mort le frappa au mois de Chawwâl de cette année (1), et son mandat dura vingt-huit années et quelques mois (3). C’est ce qui ressort de ce qu’a mentionné Ibn al-Jawzî (4).
Al-Khidr ibn Nasr ibn ‘Aqîl (5) ibn Nasr al-Irbilî, le jurisconsulte chaféite (6), fut le premier à enseigner à Irbil en l’an 563 de l’Hégire. Il était un homme éminent et pieux, dont les gens tirèrent grand bénéfice (7). Il étudia auprès d’Ilkyâ al-Harrâsî (8) et d’autres savants à Bagdad. Puis il se rendit à Damas, où Ibn ‘Asâkir le mentionna cette même année. Le cadi Ibn Khallikân fit sa biographie dans son livre « Al-Wafayât » et déclara : « Sa tombe est un lieu de visite, et je m’y suis rendu à maintes reprises. » [– qu'Allah lui fasse miséricorde –] (9).
[Le roi franc Marî] (10) : Au cours de cette année, le roi franc Marî (11) — que Dieu le maudisse — trouva la mort. Je pense qu’il régnait sur la contrée d’Ascalon (12) et ses environs. Il était sur le point de conquérir les terres d’Égypte (13), si ce n’était la grâce de Dieu et Sa miséricorde envers Ses serviteurs croyants.
[Puis débuta l’an 570 de l’Hégire] : Au commencement de cette année, le sultan al-Malik an-Nâsir Ṣalâḥ ad-Dîn ibn Ayyûb résolut de pénétrer dans ces contrées (14).
(1) Ensuite dans l’édition : « Les actions sont selon les intentions », il obtint donc la récompense de ce qu’il avait voulu.
(2) Dans l’édition : « Ce fut. »
(3) Ensuite dans l’édition : « Cela a déjà été mentionné. »
(4) Ensuite dans l’édition : « Et cela signifie. »
(5) Dans l’édition, manuscrit : « ʿAlī. »
(6) Sa biographie se trouve dans Tārīkh Dimashq (5/348), Wafayāt al-Aʿyān (2/237), et al-Dhahabī l’a mentionné dans Wafayāt al-Sanah (567) et Tārīkh al-Islām (12/362).
(7) Dans l’édition : « Les gens en ont bénéficié. »
(8) Sa biographie a été précédemment donnée dans Wafayāt al-Sanah 504.
(9) Leur emplacement dans l’édition : « Et j’ai vu les gens fréquenter sa tombe pour s’y recueillir, ce qui est ce qu’Ibn Khallikān rejette, ainsi que les savants, à l’encontre de ceux qui exagèrent dans la vénération des tombeaux. »
(10) Cette biographie apparaît dans la version ancienne avant celle de Khidr ibn Naṣr; sa biographie dans Ibn al-Athīr (9/132) et al-Rawḍatayn (1/234), où il y a un livre attribué à Faḍlī les concernant : « Mourut Marī malik al-Faranj, que Dieu le maudisse, et il fut transporté vers un châtiment dont son nom est dérivé, un feu ardent que seuls les plus malheureux peuvent atteindre. »
(11) Dans l’édition : « Et en elle mourut. »
(12) N’apparaît pas dans l’édition.
(13) Dans l’édition : « Et il avait été. »
(14) Issu uniquement de l’édition.