Il devint complice de l’association (shirk) dans sa haine (1) pour Aḥmad… puis il se retrouva (2) crucifié par son amour pour la croix.
Il était pervers dans sa conduite ; si tu l’examinais, tu y découvrirais un bois (ou un tronc) d’hypocrisie qui demeurait rigide comme une croix (3).
Demain, il rencontrera ce pour quoi il s’employait, et il sera abreuvé de pus au sein du brasier enflammé et de « ṣalīban ».
Le shaykh Šihāb ad-Dīn (4) Abū Šāma (5) a dit : « Le premier terme désigne la croix des chrétiens, le deuxième “crucifié”, le troisième “fort (ou dur)”, et le quatrième désigne la graisse (ou la moelle) des os. »
Lorsque le roi an-Nāṣir fit crucifier ces individus – cela eut lieu le samedi deuxième jour de ramadan de cette même année, [entre les deux régions appelées al-ʿaqrayn du Caire] (7) –, il écrivit au roi Nūr ad-Dīn pour l’informer de leurs agissements et de l’ignominie et du châtiment qu’il leur avait infligés. Selon ʿImād al-Kātib (9), la lettre les concernant arriva le jour même où le roi Nūr ad-Dīn, que Dieu lui fasse miséricorde (10), décéda.
De même, le roi Ṣalāḥ ad-Dīn fit exécuter un homme d’Alexandrie (11), nommé Qadīd al-Qaffāṣ (12), auquel les gens s’étaient attachés au point de lui verser une part de leurs gains, y compris les femmes sur leurs propres biens. On l’encercla, et il voulut fuir (13), mais il n’y avait plus d’échappatoire ; il fut donc mis à mort, à l’image de ceux qui l’avaient précédé. Il fut, en vérité, un bien mauvais successeur. Louange et grâce reviennent à Dieu, et c’est par Lui que vient le succès et la protection.
On a retrouvé parmi les poèmes de ʿUmāra, où il déplore la mort d’al-ʿĀḍid, son pouvoir et ses jours (14), des vers composés sur la métrique al-kāmil