3 – Al-ʿAwrīs (1), (2) qui fut le soutien du dīwān et assuma également la fonction de juge.
4 – Et Shubrıyā (3), (4) qui était kātib as-sirr (secrétaire particulier).
5 – ʿAbd aṣ-Ṣamad (5) al-Qashsha (6), le scribe, qui fut l’un des émirs égyptiens.
6 – Et Najāḥ al-Ḥammāmī (7).
7 – Il y avait aussi un astrologue (8) chrétien arménien, qui leur avait annoncé que cette affaire s’accomplirait selon la science des astres.
8 – ʿUmāra al-Yamanī, le poète, qui (9) était un poète accompli, éloquent et très expressif, inégalable dans ce domaine. Il possédait un célèbre dīwān (recueil de poèmes). Je l’ai mentionné dans “Ṭabaqāt aš-Šāfiʿiyya” car (10) il adhérait à l’école juridique šāfiʿite. Il a également rédigé (11) un ouvrage sur les lois successorales, un livre sur les vizirs fāṭimides ainsi qu’un autre réunissant la sīra (biographie) de Nafīsa (12), en laquelle croyaient les gens du commun en Égypte. Il était homme de lettres, érudit, juriste et orateur éloquent. Toutefois, on le disait proche des Fāṭimides, et il composa pour eux, ainsi que pour leurs vizirs et émirs, de nombreux éloges. Au minimum, (13) on le soupçonnait de šīʿisme (ar-Rafḍ), et l’on l’accusa secrètement (14) de pure mécréance.
(1) Éd. Sanâ al-Barq (1/149) : al-ʿUways, et dans A : al-ʿAwras. Le récit se trouve dans al-Rawḍatayn (1/220), al-Kawākib al-Durriyyah (226) et Tārīkh al-Islām (12/236).
(2) Éd. : c’est « nāẓir ».
(3) Dans al-Rawḍatayn (1/220) : Shabrama.
(4) Tiré uniquement de l’édition Ṭ.
(5) al-Rawḍatayn (1/220), al-Kawākib al-Durriyyah (226) et Sanâ al-Barq al-Shāmī (1/149).
(6) N’apparaît pas dans l’édition Ṭ.
(7) al-Rawḍatayn (1/220) et al-Kawākib al-Durriyyah (226).
(8) al-Rawḍatayn (1/220) et al-Kawākib al-Durriyyah (226).
(9) Éd. Ṭ : « et ʿImārah était poète ».
(10) Dans A : « Il utilisait l’école de pensée », dans B : « Il était occupé par ».
(11) Éd. Ṭ : « muṣannif » (compilateur).
(12) Il s’agit de la dame Nafīsa bint al-Ḥasan b. Zayd b. al-Ḥasan b. ʿAlī b. Abī Ṭālib (que la paix soit sur tous). Elle naquit en 145 H à la Mecque, grandit à Médine, puis s’installa au Caire où elle mourut en 208 H. Elle est la détentrice du sanctuaire célèbre en Égypte, en qui les Égyptiens ont une grande vénération – comme le rapporte Ibn Khallikān. Elle accomplît trente pèlerinages à la Maison sacrée, mémorisait le Coran et l’imam al-Shāfiʿī a étudié auprès d’elle. Voir al-Wafayāt al-Aʿyān (5/423‑424), al-ʿIbar (1/355), al-Nujūm (2/185), al-Shadharāt (2/21) et al-Aʿlām (9/17).
(13) Dans A : la filiation la moins éloignée.
(14) Éd. Ṭ : « Il fut accusé d’hérésie et d’incroyance ».