Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et le jeûne. Puis des gens s’attachèrent (1) à lui (2) et l’encensèrent, avant qu’il ne soit expulsé (3). On rapporte également qu’il prêcha un jour à al-Harbiyya (4), et près de trente mille (5) personnes s’assemblèrent auprès de lui (6).

Ibn al-Saʿī déclare :
« Cette même année, Abû al-ʿAbbâs Aḥmad, fils du commandeur des croyants al-Mustaḍīʾ, tomba d’un dôme très élevé jusqu’au sol, mais en sortit sain et sauf, Dieu soit loué. Toutefois, sa main droite et l’avant-bras gauche furent atteints (7) et un bout de son nez fut écorché. Il était accompagné d’un serviteur noir nommé Najâḥ. Quand ce dernier vit son maître tomber, il se laissa choir derrière lui, en disant : “Je n’ai aucune envie de vivre après lui.” Mais lui aussi survécut. Lorsque le califat échut à Abû al-ʿAbbâs an-Nâṣir – qui n’était autre que celui qui était tombé – il n’oublia pas ce geste de Najâḥ (8) : il lui donna un grand pouvoir dans l’État et se montra généreux envers lui, car ils étaient alors tous deux encore jeunes quand survint l’accident.

Cette année-là également, le roi Nûr al-Dîn se dirigea vers les territoires byzantins, accompagné de son armée, du roi des Arméniens, du souverain de Malatya et d’une foule de rois et d’émirs. Il s’empara de plusieurs de leurs forteresses, Dieu soit loué. Il assiégea la citadelle des Byzantins, dont le maître l’acheta (9) en versant cinquante mille dinars de tribut. Puis il retourna à Alep, ayant réussi (10) dans tout ce qu’il entreprit. Ensuite, il revint (11) à Damas, soutenu et victorieux, joyeux et comblé.

[Cette année-là] (12), le roi Ṣalâḥ al-Dîn Yûsuf ibn Ayyûb conquit le Yémen. La raison en fut que Ṣalâḥ al-Dîn avait appris qu’un homme du nom de ʿAbd al-Nabî ibn Mahdî (13) s’en était emparé, qu’il s’autoproclamait imâm et affirmait (14) à ses partisans qu’il régnerait (15) sur toute la terre. De fait, son frère ʿAlî ibn Mahdî s’en était aussi emparé. »

(1) T: Il s'est mis en colère. (2) A: Des gens. (3) A: Il fit sortir. (4) T: al-Ḥadītha. Muʿjam al-Buldān (al-Ḥarbiyya). (5) T: Bientôt. (6) A: Trois cent mille. (7) Ainsi dans T: Nabāt, alors qu'à l'origine : Thabbat. (8) T: Il ne l'a pas oubliée. (9) T: Il le réconcilia. (10) T: Il trouva le succès. (11) T: Puis il vint à Damas. (12) T: Et là. (13) T: Et déjà. (14) T: Et il prétend. (15) A: Il périra.
والصوم. ثم تعصب (١) له ناس (٢) وزكَّوْه، وأُخرج (٣) . وذكر أنه وعظ بالحَرْبيَّةِ (٤) ذات يوم فاجتمع عنده قريب (٥) من ثلاثين ألفًا (٦) . قال ابن الساعي: وفيها سقط أبو العباس أحمد بن أمير المؤمنين المستضيء من قُبَّة شاهقة إِلى الأرض، فسلم، ولله الحمد، ولكن نبت (٧) يده اليمنى وساعد يده اليسرى، وانسلخ شيء من أنفه، وكان معه خادم أسود يقال له نجاح، فلما رأى سيده قد سقط ألقى هو نفسه أيضًا خلفه، وقال: لا حاجة لي بالحياة بعده، فسلم أيضًا. فلما صارت الخلافة إِلى أبي العباس الناصر -وهذا هو الذي سقط- كان لا ينساها (٨) لنجاح، فحكّمه في الدولة، وأحسن إِليه وقد كانا صغيرين لمّا سقطا. وفيها: سار الملك نور الدين نحو بلاد الرُّوم، وفي خدمته الجيش، وملك الأرمن، وصاحب ملطية، وخلق من الملوك والأمراء، وافتتح عدة من حصونهم، ولله الحمد. وحاصر قلعة الروم، فصانعه (٩) صاحبها بخمسين ألف دينار جزية. ثم عاد إِلى حلب، وقد أنجح (١٠) في كل ما طلب، ثم عاد (١١) إِلى دمشق مؤيَّدًا منصورًا، مسرورًا محبورًا. [وفي هذه السنة] (١٢) كان فتح بلاد اليمن للملك صلاح الدين يوسف بن أيوب، وكان سبب ذلك: أن صلاح الدين بلغه أن بها رجلًا يقال له عبد النبي بن مهدي قد (١٣) تغلب عليها، ودعا إِلى نفسه، وتسمّى بالإمام، ويزعم (١٤) لأصحابه أنه سيملك (١٥) الأرض كلها، وقد كان أخوه علي بن مهدي تغلَّب
(١) ط: فغضب. (٢) أ: أناس. (٣) أ: فأخرج. (٤) ط: الحديثة. معجم البلدان (الحربية). (٥) ط: قريبًا. (٦) أ: ثلاثمائة ألف. (٧) كذا في ط: نبت، وفي الأصل: ثَبَّت. (٨) ط: لم ينسها. (٩) ط: فصالحه. (١٠) ط: وجد النجاح. (١١) ط: ثم أتى دمشق. (١٢) ط: وفيها. (١٣) ط: وقد. (١٤) ط: وزعم. (١٥) أ: سيهلك.

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