Le tumulte et l’imploration de Dieu (dans la prière) [1] se poursuivirent jusqu’à ce que Dieu accorde la délivrance et que la montée des eaux diminue, louange donc à Dieu, Seigneur de la terre et du ciel [2].
Il est dit [3] : « Quant à Mossoul, il s’y produisit quelque chose de semblable à ce qui advint à Bagdad, voire davantage encore. Environ deux mille maisons furent détruites par les eaux, et un nombre similaire fut endommagé pour la même raison ; un grand nombre d’habitants périrent sous les décombres [5]. De même, l’Euphrate connut une crue très importante, causant la perte de nombreuses localités. Les prix augmentèrent en Irak cette année-là pour les récoltes et les fruits, et une épidémie frappa les moutons [6]. D’ailleurs, beaucoup de ceux qui en consommèrent en Irak et ailleurs [7] furent atteints. »
Ibn al-Saʿi déclare : « En Ramadan [8], la pluie tomba sans discontinuer durant quarante matins [9] à Diyarbakr et à Mossoul. On ne vit le soleil que deux fois, très brièvement, avant qu’il ne se voile à nouveau derrière les nuages. Les maisons et les habitations [10] s’écroulèrent alors sur leurs occupants, et, pour cette raison, le Tigre connut une importante montée de ses eaux, submergeant de nombreuses demeures à Bagdad et à Mossoul [11]. Puis, avec la permission de Dieu, le niveau de l’eau se mit à baisser. »
Ibn al-Jawzî écrit : « En Rajab [12], Ibn al-Shahrazûrî arriva de chez Nûr al-Dîn, apportant avec lui des vêtements égyptiens [13] ainsi qu’une ânesse colorée dont la peau était rayée comme le tissu ‘attâbî. »
Il poursuit : « Au cours de cette même année, Ibn al-Shâshî fut démis de ses fonctions d’enseignement à la Nizâmiyya, et Abû al-Khayr al-Qazwînî [14] le remplaça. »
Et de conclure : « En Jumâdâ al-Âkhirah, al-Mujîr [15] — le juriste — fut arrêté, accusé d’hérésie, de dépravation et d’abandon de la prière. »