Il était rapporté qu’il se réclamait de la lignée (1) d’Abû Bakr al-Siddîq (qu’Allah l’agrée). Il apprit le hadith, s’adonna à l’étude approfondie du fiqh, émit des fatwas et enseigna à la Nizâmiyya. Il construisit pour lui-même une école et un ribât. En outre, il suivait la voie du soufisme et prêchait aux gens ; il fut enterré dans son école.
Muhammad ibn ‘Abd al-Hamîd ibn Abî al-Husayn (2), Abû al-Fath ar-Râzî (3), plus connu sous le nom d’al-‘Alâ’ al-‘Âlim, était originaire de Samarcande. Il comptait parmi les maîtres en matière de débats et se distinguait par sa méthode dans la controverse et la joute oratoire. On dit de son commentaire (4) qu’il s’intitule « al-‘Âlamî ».
Ibn al-Jawzî (5) rapporta : « Il vint à Bagdad et assista à mes assemblées. » Abû Sa‘d as-Sam‘ânî déclara quant à lui : « Il était consommateur invétéré de vin et disait : “Il n’y a rien au monde de plus agréable qu’un livre que je lis et un pichet de vin (6) dont je bois.” » Ibn al-Jawzî ajouta ensuite : « Puis il me parvint (7) qu’il renonça à la consommation de vin et aux polémiques, et se consacra à la dévotion (8) et aux bonnes œuvres, qu’Allah lui fasse miséricorde (9). »
Quant à Yûsuf ibn ‘Abd Allâh ibn Bundâr ad-Dimashqî (10), il fut enseignant à la Nizâmiyya de Bagdad. Il étudia la jurisprudence auprès d’As‘ad al-Mîhanî, excella dans les débats et défendit ardemment la doctrine ash‘arite. Envoyé comme émissaire cette même année à Shamlah al-Turkmânî (11), il mourut sur ces terres. Qu’Allah lui fasse miséricorde (12).