Dieu lui a prédestiné qu’on l’exhume de sa tombe après sa mise en terre, comme juste rétribution, « Et ton Seigneur n’est point injuste envers Ses serviteurs » (Fussilat : 46).
Muhammad ibn ʿAbd Allāh ibn al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Ḥamīd, Abū ʿAbd Allāh al-Ḥarrānī (1) :
Il fut le dernier à être accepté en tant que témoin par Abū al-Ḥasan al-Dāmaghānī. Il avait entendu des hadiths, et il était doté de finesse et d’esprit. Il compila un livre intitulé « Rawdat al-Adabāʾ », renfermant de beaux fragments littéraires. Ibn al-Jawzī (2) raconte : « Je lui rendis visite un jour et je prolongeai ma présence chez lui. Je lui dis : “Je vais partir, car j’ai trop tardé.” Il me récita alors (3) :
[mètre wâfir]
Si tu appelles “ennui et pesanteur” mes visites, elles n’en ont élevé que mon prestige.
Tu n’as retissé que le lien de mon affection,
et tu n’as alourdi que le poids de ma gratitude.
Marjān al-Khādim (4) :
Il récitait le Coran (5) et étudia la jurisprudence selon l’école shaféite. Il était très hostile aux hanbalites, les détestait et nourrissait une inimitié profonde (6) envers le vizir Ibn Hubayra et envers Ibn al-Jawzī. Il disait à ce dernier : « Mon but est d’extirper votre madhhab et d’anéantir votre renommée » (7). Lorsque Ibn Hubayra mourut cette année-là (8), Marjān gagna en ascendant sur Ibn al-Jawzī, qui le craignit. Quand Marjān mourut la même année, Ibn al-Jawzī en éprouva une grande joie. [Son décès eut lieu] (10) en Dhu al-Qaʿda de cette même année.
Ibn al-Tilmīdh (11), médecin habile et chevronné (12) :
Il se nommait Hibat Allāh ibn Ṣāʿid. [Son décès survint cette année-là] (13), à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. Il bénéficiait de ressources matérielles suffisantes en ce bas monde, et il possédait auprès de