Parmi ceux qui décédèrent après la cinquantième année :
Ibn al-Khâzin al-Kâtib (1) : Aḥmad ibn Muḥammad ibn al-Faḍl ibn ʿAbd al-Khāliq, Abū al-Faḍl, connu sous le nom d’Ibn al-Khâzin, le secrétaire bagdadien et poète. Il écrivait avec une grande maîtrise et s’est particulièrement appliqué à la copie des khatma-s (lectures complètes du Coran). Son fils Abū al-Fatḥ Naṣr Allāh se distingua par la copie de nombreuses maqāmāt (histoires rhétoriques), compila un recueil de poèmes pour son père, dont Ibn Khallikān cita un large extrait (2).
[Puis vint] (3) l’année soixante (4) et cinq cent (560 H.). Au cours de Ṣafar de cette année, il y eut à Ispahan une grande discorde entre les juristes, causée par des divergences d’école, qui dura plusieurs jours et au cours de laquelle un grand nombre de personnes furent tuées.
Pendant cette même année, un incendie considérable se déclara à Bagdad, réduisant en cendres de nombreux quartiers (5). Ibn al-Jawzī (6) rapporte qu’au cours de cette année, une femme mit au monde à Bagdad quatre filles en une seule grossesse.
Cette même année (7), l’émir Bazghash l’Ancien conduisit le pèlerinage pour les gens [qu’Allah le récompense] (8).
Parmi les notables décédés au cours de cette année :
ʿUmar ibn Bahliqâ al-Ṭaḥḥān (9) : il rénova la mosquée de lʿAqaba à Bagdad et sollicita la permission du calife pour qu’on y célèbre la prière du vendredi, ce qui lui fut accordé. Il avait acheté les terrains alentour où se trouvaient des tombes, puis les annexa (10) et fit exhumer (11) ces sépultures.