Il (1) a dit : « Et ce vertueux personnage est celui qui a construit la mosquée (2) près de Bâb Zuwayla, en dehors du Caire. »
Il (3) a également dit : « Fait remarquable, il fut nommé vizir le dix-neuvième jour d’un mois, il fut tué le dix-neuvième jour d’un mois, il fut transféré de la demeure du vizirat à la Qarâfa le dix-neuvième jour d’un autre mois (4), et leur dynastie tomba le dix-neuvième jour d’un autre mois encore. »
Il (5) dit : « Parmi ses poèmes, rapportés par le prédicateur Zayn ad-Dîn ‘Alî ibn Najjâ (6) al-Hanbalî, figure celui-ci (7) :
[Du mètre al-wâfir]
“Mashîbuka qad naḍâ ṣabgha ash-shabâbi… waḥalla al-bâzu fî wakri al-ghurâbi
Tu dors, mais l’œil des événements reste en éveil… nul malheur ne connaît de répit
Comment tes jours pourraient-ils subsister, ton âge étant un trésor… que tu as dépensé sans mesure ?”
Et il (9) dit encore :
[Du mètre al-kâmil]
(10) “Que de choses le temps nous montre-t-il de ses épreuves… nous en tirons des leçons, mais nous demeurons dans le refus et l’indifférence !
(11) Nous oublions la mort et n’en parlons jamais… jusqu’à ce que la maladie vienne nous la rappeler.”
Quant à un autre de ses beaux poèmes, il (12) déclara :
[Du mètre at-tawîl]
(1) Wafayāt al-Aʿyān (tome 2, p. 529).
(2) Al-Maqrīzī a dit : Il était connu comme la mosquée de Bani ʿUbaid Allāh, la mosquée de la Coupole, et la mosquée d’al-ʿAzāʾ, celle que fit construire al-Ṣāliḥ Ṭalāʾiʿ ibn Ruzayq, vizir d’Égypte. Elle comportait en son sommet des observatoires, et son architecture était d’une grande finesse. Elle est restée florissante jusqu’après l’an 800 de l’Hégire. Khuṭaṭ al-Maqrīzī - Būlāq - (2/446).
(3) Wafayāt al-Aʿyān (tome 2, p. 520).
(4) Sur un seul ʾā.
(5) Wafayāt al-Aʿyān (tome 2, p. 527).
(6) Son nom dans Wafayāt al-Aʿyān : Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Najjā ibn Ghanāʾim al-Anṣārī, surnommé Zayn al-Dīn, connu sous le nom d’Ibn Nujayyah, le célèbre prédicateur damascène. Sa biographie se trouve au chapitre des événements de l’an 599 de ce volume.
(7) Les vers dans Wafayāt al-Aʿyān (2/527) et Mirʾāt al-Jinān (3/311).
(8) Édition : Muḥyī.
(9) Édition : « Wa lahu » (et lui), or le terme n’apparaît pas dans l’édition B.
(10) Les deux vers dans Wafayāt al-Aʿyān (2/526) et Mirʾāt al-Jinān (3/310-311).
(11) Lire : « tansa » (elle oublie).
(12) Il y a cinq vers chez Ibn al-ʿAtīr (9/75) avec l’ajout des deux vers suivants :
Qarnān quand nous partons à la guerre une fois … Qarnān, et parmi nos hôtes le loup et le vautour
Ainsi que nous déployons nos efforts en temps de paix … tandis que dans nos troupeaux paissent l’esclave et le libre.