Mon école de jurisprudence est celle d’Ash-Shafiʿi, car ses propos sont solidement fondés. Je le suis à la fois dans les principes et dans les ramifications; ainsi, que me suive l’étudiant en quête de guidance. Par la permission de Dieu, je fais partie de ceux qui parviendront au salut avant les autres, lorsque faibliront aussi bien l’injuste que celui qui reste modéré.
De lui encore (dans le mètre at-Ṭawīl) :
« Lorsque ma fortune se réduit, tu ne me trouveras pas implorant, rempli d’un trop grand chagrin me poussant à me ronger les doigts. Et je ne deviens pas non plus arrogant si Dieu me renouvelle une faveur, même si ce qui a été donné à tous les hommes m’appartenait. »
Il (Dieu lui fasse miséricorde) décéda au mois de Rabîʿ al-Awwal de cette année, à Mayyafarikin.
[Puis vint l’année 554 (de l’Hégire)]
Cette année-là, le calife al-Muqtafî tomba gravement malade, puis guérit. Pour célébrer son rétablissement, Bagdad fut ornée pendant plusieurs jours, et de nombreuses aumônes importantes furent distribuées.
La même année, ʿAbd al-Muʾmin reprit la ville de Mahdiyya aux Francs, qui l’avaient conquise aux dépens des musulmans en l’an 543.
Cette année également, ʿAbd al-Muʾmin combattit un grand nombre de personnes au Maghreb, à tel point que les ossements des victimes, en ce lieu, formèrent une colline imposante. Nous sommes à Dieu et c’est à Lui que nous faisons retour.