Cette année-là, Abū (1) al-Gharāt Fāris ad-Dīn Ṭalāʿiʿ ibn Ruzzīk fut loué par les poètes.
Cette même année, le roi Nūr al-Dīn arriva d’Alep à Damas après avoir guéri de sa maladie, et les musulmans s’en réjouirent. Il partit combattre les Francs, mais son armée fut mise en déroute. Il ne resta auprès de lui qu’un petit groupe de ses compagnons, exposé de front à l’ennemi (2). Les Francs les criblèrent alors d’une multitude de flèches, puis ils prirent peur, pensant que la résistance d’un si petit nombre n’était qu’une ruse précédant l’arrivée d’une embuscade (3). Ils s’enfuirent donc, et louange à Dieu (4).
Cette même année, la conduite du pèlerinage (5) fut confiée à Qaymāz al-Arjuwānī (6).
Parmi les personnalités décédées cette année-là figurent :
• ʿAbd al-Awwal ibn ʿĪsā ibn Shuʿayb ibn Ibrāhīm ibn Isḥāq, Abū al-Waqt as-Sijzī aṣ-Ṣūfī al-Harawī (7) :
Il était le transmetteur du Ṣaḥīḥ d’al-Bukhārī, du Musnad d’ad-Dārimī et de la sélection du Musnad de ʿAbd ibn Ḥumayd. Il se rendit à Bagdad et les gens purent entendre de lui ces ouvrages. Il faisait partie des meilleurs maîtres, se distinguant par une belle prestance (8) et une grande endurance lorsqu’on récitait le ḥadīth.
Ibn al-Jawzī a rapporté : « Abū ʿAbd Allāh Muḥammad ibn al-Ḥusayn at-Tikrītī aṣ-Ṣūfī m’a dit : “Je l’ai soutenu [lors de sa maladie], puis il est mort. Ses derniers mots (9) furent : ﴾Ô si seulement mon peuple savait (26) de quelle manière mon Seigneur m’a pardonné et m’a placé parmi les honorés !﴿ [Yā Sīn : 26-27].” » Il fut ensuite inhumé à al-Shūnīziyya.
• Naṣr ibn Manṣūr ibn al-Ḥusayn ibn Aḥmad ibn ʿAbd al-Khāliq al-ʿAṭṭār, Abū al-Qāsim al-Ḥarrānī (10) :
Il possédait de grandes richesses et entreprenait de nombreuses aumônes, fournissant beaucoup d’œuvres de charité. Il récitait fréquemment le Coran, veillait à accomplir les prières (11) en assemblée, et on lui attribuait des rêves vertueux. Il vécut presque quatre-vingts ans.